Mardi : “N’oubliez pas que vous avez devoir de chinois jeudi, leçon 1 à leçon 6″, et à moi d’ajouter “P*** de sa r***”. Je suis donc parti à la recherche des livres qui m’étaient nécessaires à la préparation du test. Test que j’ai d’ailleurs raté tout à l’heure : ou bien je vais me faire jarter, ou bien je vais parler couramment mandarin avant la fin de l’année.
Je monte dans le bus. Je sors mon portable, je check l’itinéraire, je suis dans le bon sens. A ce moment là, un vieux monsieur me tape la converse :
“Sony ?”. Je lui dis en souriant : “No, Apple”
“Centrino ?”, “No, Power PC G4 ?”.
“Japanese ?”, “No, I’m Chinese, I’m born in France”.
Je suis sympa : “And you ?”. “Pakistanis”.
“Where are we ?”, “No idea, near Green Park I guess”.
“I have to get off at Cambridge Circus, how old are you ?”, “22″, “You look very young”, “I do”.
Bon, je retourne à mon ordinateur, en espérant lui faire comprendre qu’il me soule. Manque de pot : il penche la tête vers moi, interessé par l’écran. Sa main s’appuie sur mon siège. Il frôle ma cuisse. Essaierait-il de me voler mon portefeuille ? Je me décale, il le remarque.
“You Chinese are soft ?”
“Soft ?”
“Yeah, soft.” Et vas-y que je te pince le têton.
“Mais vas-y, c’est la fête”, tout en gardant mon calme.
“Yeah, soft”, et vas-y que je te pince l’avant bras.
“And you have no hair.”
“We don’t”.
“We like it.” Et il remonte ma manche.
“Who ?”. Il me caresse l’avant bras. Je le regarde d’un air méchant. “Ok”, je me décale.
Quinze secondes plus tard, il descendait du bus 2 arrêts avant le sien.
Keywordement parlant : “Teen, gay, no hair”.