Archive for the ‘Réflexion naïve’ category

Les fonctionnaires ne font jamais grève

May 18th, 2007

marianne_publication.jpg Contrairement aux idées reçues, les fonctionnaires ne font jamais grève. C’est une idée malsaine, il est clair que si vous suiviez un minimum les informations, vous vous rendriez compte qu’en France, il y a bien plus d’entreprises qui font la grève tous les jours qu’il y a de fonctionnaires qui font la grève ou la pause café. J’illustrerai mon exemple en faisant la vie dure aux idées reçues pour les catégories de fonctionnaires les plus fustigées.

La SNCF ne fait jamais grève. Les très honorables employés de cette entreprise publique n’oseraient jamais prendre en otage la population française. Il faut le dire, ils n’oseraient jamais profiter d’un tel pouvoir, parce que ceux qui ont un pouvoir ont des responsabilités d’autant plus grandes, et doivent l’utiliser à bon escient (Spiderman). S’ils font grève, c’est toujours pour des bonnes causes, que ce soit parce qu’un contrôleur s’est fait agressé et que la solidarité implique que tout le monde fasse grève pour réclamer une augmentation des effectifs, ou que ce soit parce que les salaires sont trop bas, ou que les horaires de travail sont de l’esclavage. Il faut le dire, s’ils ont passé un concours aussi dur et sélectif, ce n’est pas pour se retrouver à avoir les mêmes conditions de vie que les non fonctionnaires. Il faut rappeler que ces derniers sont le plus souvent jaloux des fonctionnaires parce qu’ils ne jouissent pas de tous leurs privilèges, et qu’ils ne peuvent pas se permettre d’exercer le droit de grève parce qu’ils n’ont pas la sécurité de l’emploi dont eux bénéficient.

Les employés de l’éducation nationale non plus ne font jamais grève. Il faut le dire, ils perdraient 80 euros, et ils devraient rattraper une journée de cours à la fin de l’année, parce qu’il est clair qu’il est inadmissible de ne pas finir le programme imposé par l’éducation nationale, même si ce programme est bien souvent non approprié et mauvais. C’est d’ailleurs pour cette seule raison que les professeurs font grève, le programme n’est jamais bon parce qu’il est parachuté chaque année depuis les cimes du ministère sans consultation de l’avis des professeurs, certifiés ou agrégés, qui par leur niveau de qualification et leur expérience du terrain, sont les plus aptes à décider des besoins des élèves. C’est donc en fait par pur intérêt pour les élèves que les professeurs font grève, pour maintenir la qualité du service public. Ces derniers ne se permettraient jamais de faire grève un lundi ou un vendredi pour avoir un plus long week end, ils sont au dessus de l’être humain lambda et font toujours abstraction de leurs désirs, pour servir la morale et les élèves. D’ailleurs, les grèves ne sont jamais lundi ou vendredi, elles sont toujours un jour avant ou après mercredi.

Pour finir, il est clair qu’on peut s’en tenir aux chiffres, un employé dans le privé ne fait peut être grève qu’une seule fois dans sa carrière pour protester contre une relocalisation de 5000 emplois, ce qui est une cause honteuse car non altruiste, mais tous les employés et toutes les usines réunies font grève bien plus souvent que les employés de la fonction publique. Les profs par exemple ne font grève qu’une seule fois par an en moyenne, alors que des grèves des usines, il y en a une par mois. Finalement, il faut aussi mettre le doigt sur la non efficacité des grèves du privé, à quoi bon faire grève si on ne peut pas y impliquer la population française, autant ne pas faire grève ! Et puis franchement, les quelques exceptions de catégories de fonctionnaire et de personnes dans la fonction publique qui ne font jamais la grève devraient avoir honte de ne pas être solidaires avec leur pairs.

PS : Veuillez trouver en annexe l’exemple de Laurent avec des préconçus malsains, mais qui est ramené à la raison par les arguments du fonctionnaire Max.

Apprentissage, compréhension et restitution

April 16th, 2007

photoDesert.png Bien le bonjour chers lecteurs. Je sais que je vous ai manqués et que vous n’avez pas eu beaucoup de mes nouvelles dernièrement. J’étais en vacances en Californie, et je suis revenu à Londres il y a un semaine, le même jour que celui où Jésus a ressuscité (comme quoi…).

Depuis, je révise, et donc, je ne blogue pas. Des rumeurs disent que je ne blogue pas parce que je suis un esthète du CSS et que la feuille de style de mon blog est pour l’instant assez commune, dans le sens le plus péjoratif qu’on peut lui donner. Il y a du vrai là dedans, mais la raison principale de mon silence est que j’avais commencé un billet qui traitait exhaustivement de mes dernières réflexions et lectures du portail psychologie de Wikipédia, et que je ne l’ai toujours pas fini. Cependant, c’est trop long et trop compliqué pour ma petite tête.

Je propose donc, à la place, de poster dans les jours qui viennent des petits billets sur quelques sujets se rapportant à Stargate, Lost et Entourage la cognition et d’autres thèmes associés. Attention cependant, je vais dire beaucoup de merde.

Puisque nous sommes en temps de guerre, comprenez par là en temps de révision. J’ai envie de parler de l’apprentissage. Plus on avance dans les études, plus on sèche les cours, plus on apprend vite et bien. Certains parlent de maturité, d’autres de mémoire plus efficace, et d’autres encore de capacité à saisir les concepts intrinsèquement, dans un contexte plus large, plus général, et plus unificateur. Je voudrais surtout parler de la maturité, et plus exactement encore de la conscience d’avoir bien appris un cours.

Mettons nous en situation, vous venez de finir de lire un cours. Qu’est ce qu’il peut arriver ? Voici mon avis :

  1. J’ai pas compris ce cours.
  2. J’ai pas compris ce cours, mais je l’ai appris par coeur (mémoire auditive, mémoire photographique, “j’ai appris les formules par coeur”…).
  3. J’ai compris ce cours : j’ai compris les liens logiques et la démarche.
  4. J’ai compris ce cours : le point précédent, et en plus, je suis capable de l’appliquer à des exemples
  5. J’ai compris ce cours : les deux points précédents au moment de la lecture, mais je ne me rappelle de plus rien du tout
  6. J’ai compris ce cours : les points 3, 4 et je me rappelle du cours

Comment vérifier que vous êtes dans un cas ou dans l’autre, autrement qu’en écoutant la petite voix qui dit “je suis confiant”, parce que la petite voix peut être biaisée, et parce que souvent, elle dit en même temps “on va au pub” (ou un truc dans le genre).

  1. Vous êtes dans ce cas quand vous n’êtes pas dans les autres cas.
  2. Vous êtes dans ce cas si vous vous rappelez des éléments du cours, mais qu’ils n’ont aucune signification pour vous.
  3. Vous êtes dans ce cas si vous êtes capable, à partir de la problématique du cours, de suivre un cheminement logique qui vous mènera aux résultats du cours. Vous devez aussi être capable d’avoir les idées des démonstrations.
  4. Vous êtes dans ce cas si vous êtes capable de faire les exercices
  5. Vous pouvez vérifier les deux points précédents, pour le point 3, vous n’êtes pas capable de retrouver un résultat instantanément, il vous faut faire une démarche mentale à partir de la problématique, pour le point 4, vous n’êtes pas capable de faire les exos sans une feuille de théorème.
  6. Vous êtes pouvez vérifier les points 3, 4, vous êtes capables de retrouver les résultats instantanément, et vous avez les théorèmes en tête quand vous faîtes les exercices.

Vient alors la restitution : que pouvez vous faire avec les différents niveaux de compréhension (attention, je n’implique pas que certaines compréhensions sont supérieures aux autres)

  1. Vous ne pouvez rien faire avec votre cours, sauf le mettre sur votre CV.
  2. Vous l’avez dans le cul si vous ne savez pas réfléchir, par contre, si vous savez réfléchir rapidement, vous pouvez vous en sortir en raisonnant sur votre mémoire une fois que vous êtes devant l’exercice. C’est ce qui arrive lorsqu’on vous fait faire des exercices pour comprendre le cours quand vous êtes petit.
  3. Vous êtes capables de faire des questions de cours, de prouver le cours, d’être prof.
  4. Vous êtes capables de faire un examen avec poly.
  5. Vous êtes capables de briller avec poly, mais vous ne maitrisez pas le domaine, vous ne pouvez pas faire beaucoup de liens avec les autres domaines que vous connaissez, parce que vous n’avez pas le cours en tête.
  6. Vous êtes capables de briller sans poly et vous êtes super rapide. Vous pouvez faire des liens avec d’autres domaines. Vous pouvez résoudre des problèmes originaux (jamais vus) avec vos connaissances.

Voici mon petit avis sur la question, j’ai rédigé ça vite, et je n’ai pas incorporé toutes les idées que voulais. Je vous laisse commenter, critiquer, exposer vos expériences, vos points de vue, etc… Je ne parle pas du processus d’apprentissage lui même : par exemple, comment fait-on pour comprendre un théorème ? Je garderai ça pour une autre fois.

Comment faire fortune dans la dimension Net

January 12th, 2007

Puisque je n’ai que très peu de volonté de travail, je m’échappe à mes obligations pour écrire un article qui va, je le pense, vous intéresser, chers lecteurs. Comment faire fortune dans la dimension Net. Cela peut paraître horriblement banal si vous pensez que je vais vous expliquer comment faire fortune avec le net. Tout de suite vous viendrait à l’esprit les startups de la première bulle et celles du web 2.0. Mais rien de tout cela aujourd’hui !

Je voudrais tout d’abord vous faire remarquer que l’internet n’est pas seulement un (nouveau) moyen de communication, formidable, certes. L’internet est aussi un nouveau monde, une nouvelle dimension, avec de nouvelles moeurs, de nouvelles pratiques, un monde à part, que je qualifie dans le titre pour ceux qui auraient fait attention, de nouvelle dimension. Les gens (pas tous, certes) ont une vie à part sur l’internet, et ils commencent à y dépenser de plus en plus d’argent. Voici comment certains nouveaux cyber-commerçants (et je n’ai pas dit e-commerçant) tirent leur épingle du jeu.

Les jeux
Le premier phénomène est bien sûr les jeux possédant une composante de réalité virtuelle. Des économies parallèles s’y développent, et trouvent des passerelles vers le monde réel.

Il y a les MMORPG (Massive Multiplayer Online Role-Playing Game) comme WoW (World of Warcraft). Certaines personnes y passent des heures et des heures tous les jours. Un de mes colocataires par exemple y joue de 17h à 01h soit 8h en moyenne par jour. Les pièces d’or sont collectées et revendues par certains joueurs, même si cela est interdit. Ainsi, un petit chinois voulant arrondir ses fins de mois au Japon, a finalement monté un business s’élevant à quelques dizaine de milliers d’euros par mois avant de se faire arrêter par les autorités nipponnes qui lui reprochaient d’envoyer ce flux de Yens non taxés vers la Chine.

Il y a aussi les vrais jeux de réalité virtuelle comme Second Life. Ce jeu comptant environ 100 000 joueurs actifs brasse des quantité affolantes de Linden dollars. À vous d’ajouter, je suis aussi péta-milliardaire dans la version russe du Monopoly. Le fait est qu’il est possible de convertir ces Linden dollars en dollars américains. Un marché de change officiel existe, et au taux actuel, il a été dépensé $1,295,774 ces dernières 24h.
Certaines personnes gagnent quelques centaines de dollars par mois, et d’autres quelques milliers. Il se pose alors des problèmes juridiques et éthiques, comme le bureau du FN qui s’est récemment installé dans ce monde virtuel, mais aussi des problèmes de souveraineté, la société Linden éditrice du jeu est pour l’instant le gouvernement-dieu tout puissant, et surtout des problèmes économiques : les décisions de l’éditeur ont des répercutions qui peuvent ruiner des commerces établis dans ce monde virtuel. Les gens râlent, et ce, pour une bonne raison, ce sont de vrais manque-à-gagner et des vraies pertes d’argent.

L’amour
La drague est un jeu difficile dans la vie réelle. Par contre, sur Meetic, les jeunes gens et jeunes filles n’hésitent pas à aller à la rencontre des autres pour trouver l’âme soeur. Quelques lignes de chat, et le rencard est fixé. Bien sûr, après cela, les choses se jouent dans la vie réelle, mais avant la rencontre, les meeticnautes se trouvent dans un monde à part, une dimension des internautes à la recherche de l’amour. Dans la réalité, les (jeunes) gens paient une entrée en boîte et invitent les jeunes filles au resto, dans la dimension meetic, ils paient un abonnement pour pouvoir envoyer des messages d’amour, et pour pouvoir dialoguer avec leur future moitié. Le business est rentable, ainsi que l’atteste les figures de l’action en bourse de la société.

Le sexe
Dans la vie, il n’y a pas que le sexe, il y a le sexe sur internet aussi. À nouvelles technologies, nouvelles moeurs. Le boulard du premier samedi du mois que l’on enregistre en programmant le magnéto familial, c’est fini. Beaucoup moins risqué, parce que l’on s’aperçoit vite que l’on n’est pas le seul à maîtriser la technologie du showview à la maison, il y a le sexe sur internet. En 17 clics, 127 popups dont 126 filtrés par Firefox, 3 recherches, vous avez votre vidéo à la demande (eg : scène amateur interraciale avec fille rousse aux yeux bleus, au minou rasé, dans un bus de la ligne 52, un soir de pleine Lune avec éjaculation faciale). Le sexe par vidéo à la demande, de genre spécialisé (comme la vague indie avec Suicide Girls) ou amateur user-generated-content (comme Pornotube), par interaction par webcam, par jeu de réalité virtuelle (comme Virtually Jenna) peuvent être considérés comme des nouvelles pratiques sexuelles inhérentes au développement de l’internet. Dans cette nouvelle dimension de la sexualité, il est possible de tirer (son épingle du jeu), ainsi que l’atteste le site www.bigsister.net qui propose pour 10 euros de faire l’amour avec une fille plutôt bien dans des chambres hyper luxueuses. Seulement, attention, vous êtes streamés.

Perspectives entrepeneuriales
Si vous n’avez toujours pas compris comment devenir riche, je vais vous expliquer ce qu’il faudrait faire aujourd’hui : créer des vibromasseurs et des anneaux vibrants dotés de récepteurs inertiels et équipés bluetooth permettant une communication double sens des utilisateurs dans Second Life, avant d’y créer une maison de passe (avec mise en relation par profil Meetic pour sauver les apparences). Bien sûr, si vous avez besoin de publicité pour votre produit, vous pouvez le faire tester par AnneLolotte et ses sextoys.

Le hasard et les gens sympas

June 15th, 2006

Le hasard fait bien les choses. Hier par exemple, je voulais prendre une canette de Coca au distributeur. Et là, surgit un collègue qui me dit : “La machine ne marche pas, j’ai entendu des gens qui pestaient contre”. Alors, je le remercie, et je m’en vais dans l’autre bâtiment, et là : je m’aperçois, par le grand Shai-Hulud, qu’il n’y avait qu’un distributeur de café. L’autre distributeur se situait en fait dans un bâtiment encore plus éloigné. Puisque je suis un fainéant, je suis retourné à la première machine à canette, et j’ai quand même mis la pièce (le manque de coca peut vous faire prendre des risques inconsidérés), et ô magie : il tombe deux canettes ! Et un de mes potes a gagné une canette.

  • C’est tout comme pour mon stage que je vais effectuer à Milan cet été : c’était par le plus grand des hasards que je m’étais assis à côté d’un pote allemand qui n’était pas encore mon pote à l’époque, on a sympathisé, et puis op, un petit piston.
  • C’est comme ma recherche d’appartement à Milan aussi. Par hasard, je vais aux relations internationales de l’Ensimag pour mon année à Londres, et j’en touche un mot à la gentille dame, qui envoie ni une ni deux, quelques mails à ses collègues milanaises, et op une résidence, et un appart.
  • C’est comme tous les italiens de l’Ensimag que je croise tous en ce moment, et op, ils en parlent à leurs collègues et m’envoient un mail.
  • C’est comme encore le voisin d’un pote que j’aidais à déménager aujourd’hui, je le croise par hasard dans les escaliers, j’essaie de me remémorer son nom qu’il m’avait crié dans l’oreille dans une soirée arrosée 3 mois auparavant, et je lui dis : “Tiens, c’est pas toi le voisin américain de Romain qui a une copine milanaise ?”. Il me répond “Si, si”, et op “Je recherche un appartement, bla bla bla”.
  • C’est comme cette fille que j’ai essayé de draguer, elle m’envoie un texto pour me dire “Tiens, j’ai un site pour toi pour un appart à Milan”.
  • Et c’est tout comme encore je me remémore la connaissance d’un vieux collègue de lycée qui était à la Bocconi à Milan, un coup de téléphone, et op, on se rencontre ce we pour parler appart et vie à Milan !

Comme quoi, le plus important dans la vie, c’est de connaître et de rencontrer des gens sympas, si vous voulez que le hasard fasse bien les choses.

Le vélal et la morale bancale de Crystal

May 21st, 2006

Il parait, d’après la bible, que tout homme naît pêcheur. Et moi, j’accepte les choses telles qu’elles sont. Quand j’étais petit, j’allais souvent taquiner Dame Fario dans les torrents environnants. Depuis que je suis plus grand, je n’ai plus guère de temps à consacrer à ces activités halieutiques, où la patience, donc le temps, est le maître mot. Pour conserver vraie la valeur de l’assertion des écrits sacrés, je préfère voler de la musique, des films, et des vélos.

Une chose est sûre, j’ai un don pour voler les vélos puisque j’en trouve fréquemment en self-service (càd non attachés). Hier soir encore, j’ai trouvé un vélal à l’abandon, alors que je rentrais d’un footing nocturne. Trouver un vélal alors qu’on est obligé de se taper 5 bornes à pied, c’est comme trouver un portefeuille par terre (ou sur un fauteuil), on se sert ! Cependant, ce soir là, je n’ai pas pris le vélal : d’une part, il ne me restait plus que 300m à faire, et d’autre part, l’ami qui m’hébergeait (appelons le Crystal, à tout hasard), n’aurait pas laissé rentrer un voleur chez lui.

  • C : Laurent, tu te rends compte au moins de ce que tu fais, c’est du vol.
  • L : Et alors ? T’as jamais rien volé, connard ?
  • C : Ben non.
  • L : Et les mp3s, les films, les logiciels que tu télécharges alors ?
  • C : C’est du vol, je suis d’accord, mais c’est du vol gentil. Tu vois, toute la différence réside dans le fait que lorsque je télécharge un mp3, l’industrie du disque n’a rien perdu, alors que lorsque tu voles un vélal, le propriétaire du vélal a perdu son vélal.
  • L : Ahhhh, donc, parce que tu ne peux pas tenir le mp3 dans tes mains, l’industrie du disque n’a rien perdu.
  • C : Non, je ne dis pas que la propriété intellectuelle n’est pas la propriété d’autrui. Je dis que si tu voles le vélal du propriétaire, et bien il ne pourra plus se servir de son vélal. Par contre, quand je vole un mp3 (quand je le télécharge) à l’industrie du disque, elle n’a rien perdu, parce qu’elle peut encore vendre ce mp3 à quelqu’un d’autre.
  • L : Oui, mais tu voles quand même la propriété intellectuelle.
  • C : Ok, je te l’accorde, c’est du vol, mais gentil. Franchement, je me répète, mais : si tu voles un vélal, son propriétaire ne pourra plus s’en servir (il perd quelque chose), alors que pour un mp3, son propriétaire pourra encore le vendre.
  • L : Il y a une faille dans ton raisonnement. Dans ton histoire, le propriétaire du mp3 perd quelque chose. Quand il a décidé de commercialiser cette chanson, il tablait sur X clients (étude de marché par exemple), donc il a fait le nécessaire en publicité, composition… Alors, quand tu vas voler le mp3, il perdra une vente, càd les sous de cette vente, et l’investissement amorti par rapport à X.
  • C : Je suis d’accord avec toi. Mais tu oublies une chose : moi, si je n’avais pas pu voler ce mp3, je ne l’aurais pas acheté. (si on n’avait pas la possibilité de voler des mp3s, j’écouterais la radio) Donc, il ne perd rien.
  • L : Ahhhh, donc les gens qui achetaient des CDs et qui n’en achètent plus (ou que très rarement) maintenant, sont des voleurs de la même espèce que moi.
  • C : Oui.
  • L : Donc, tu laisses rentrer chez toi des gens qui sont des voleurs de la même espèce que moi, mais tu ne les méprises pas autant que moi.
  • C : Oui
  • L : Mais j’aimerais en revenir au point “ce mp3, si je n’avais pas pu le voler, je ne l’aurais pas acheté”. Même si c’est vrai, rassure-moi, ce mp3, une fois que tu l’as volé, tu l’écoutes quand même ?
  • C : Oui, je l’écoute.
  • L : Donc tu utilises quelque chose que tu as volé, même si tu ne l’aurais pas acheté si tu n’avais pas pu le voler. Et c’est ok pour toi. Genre, je me déplace à pieds d’habitude, mais vu que je suis un délinquant, je vole une Z3, et je l’utilise. Je l’ai volée, mais je ne l’aurais pas utilisée si je n’avais pas pu la voler. Penses-tu que c’est mal ?
  • C : Oui, c’est mal. Mais là le concessionnaire, il n’a plus de voiture.
  • L : Je prends un autre exemple. Imagine un épicier qui a un stand de 50 kg d’orange. Dans ces 50 kilos d’orange, il espère en vendre 45 kg, les 5 kg restants sont considérés comme de la perte, ils seront jetés au bout de 2 semaines lorsque personne n’en voudra plus et qu’ils auront pourri. Je passe à côté du stand à 16h30. J’en vole une, et je la mange (je l’utilise). Selon toi, là j’ai le droit de la voler, parce que si j’avais dû l’acheter pour pouvoir la manger, je me serais abstenu, et parce que cette orange que j’ai volée fait partie des 5 kg de perte prévues, et on ne peut donc considérer que l’épicier a perdu une orange puisqu’il peut encore en vendre 45 kg (on considère que l’épicier n’a pas compté dans ses clients les écoliers qui achetaient les oranges à 16h30).
  • C : Hum…
  • L : Il y a un contrat entre le vendeur et le consommateur. Lorsque tu utilises le produit du vendeur, tu paies une somme d’argent. Si tu ne la paies pas, tu voles, et tu brises une règle de la société, qu’il y ait une perte ou pas du côté du vendeur.
  • C : Sinon, j’ai un autre argument : il faut boycotter l’industrie du disque qui s’en met plein les poches, et qui se place en intermédiaire artificiel qui n’a plus lieu d’être à l’heure de l’Internet.
  • L : Je ne suis pas si sûr qu’ils n’ont pas lieu d’être. Si les artistes pouvaient devaient faire l’enregistrement, la diffusion, et la publicité de leurs oeuvres tout seul, il y aurait sur le marché beaucoup moins de diversité musicale.
  • C : Moi je dis qu’ils s’en mettent plein les poches, et qu’il faut protester : téléchargeons des mp3s illicitement.
  • L : À ce moment là, pour protester contre les prix d’Apple qui sont trop haut, je vais à l’Apple Store, et je vole des iPods et des MacBooks. Nous sommes dans un monde civilisé, et la musique n’est pas essentielle à ta survie, tu as le droit de protester légalement, en n’achetant pas de mp3s, tout simplement.
  • C : Mouais…
  • L : Il y avait un argument recevable que tu ne m’as pas cité, c’est que le vol du vélo se serait répercuté plus directement sur son propriétaire qu’un vol de mp3 (dans le sens où le mec aurait été dans la merde pour aller en cours le lendemain par exemple). C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai pas volé le vélo.
  • C : Tu restes un délinquant, et moi, je suis le robin des bois modernes.
  • L : ZZZZzzzzzZZZZzz…

J’espère, cher lecteur, que tu es d’accord avec moi : télécharger un mp3 illicitement, c’est aussi mal que de voler un vélal. Si tu ne l’es pas, je t’invite à exprimer ta pensée dans les commentaires.

Dépendant, certes mais non corrélé

April 24th, 2006

Introduction [1] :
Parfois je suis mathématicien, c’est un titre que j’aime à me donner pour légitimer mes dires tourner mes propos au ridicule. La vie se résume à une équation, non linéaire, aux dérivées partielles, à coup de fonction Zêta et asymptotiquement normale : convergente mais fatale. Kolmogorov-Smirnov dans un verre, et Runge-Kutta essayant de me psychanalyser : to P or Not to P ?

Semi-abstract :
Bref, tout ce non-sens mathématique pour en arriver aux probabilités : tout ce qui est indépendant est non corrélé, cependant, ce qui est non corrélé n’est pas forcément indépendant (sauf loi normale bien sûr), d’où le titre. En fait, je me posais la question ce soir : mes pensées et mes actions sont dépendantes, certes, mais il semblerait que mes pensées ne soient pas corrélées à mes actions. Je m’explique.

Expérience :
Je sais pertinemment que dormir en cours, c’est mal. Je sais pertinemment que la nuit, il faut dormir. Je sais pertinemment que dormir en cours peut être considéré par la personne qui fait le cours comme une marque d’irrespect. Je sais aussi que cela peut être perçu comme du manque de savoir vivre.
Cependant, comme à mon habitude, ce matin, je me suis encore endormi en cours. Classique, diront jusque là ceux qui me connaissent. Plus rarement, les professeurs me font la remarque. Ce matin, toutefois, le professeur m’a fait la remarque, et m’a prié de quitter le cours (et là, c’est le drame).
Parce que je suis bien élevé, et parce que je respecte ce professeur (je dois avouer que son cours est de qualité), je lui ai écrit un email lui priant de m’excuser, plaidant mes fautes, et lui expliquant que ceci n’était pas contre lui. À la fin, j’ai même ajouté : “Je n’ai pas d’excuses et ceci me servira de leçon”.
Le problème, c’est que c’est plus fort que moi, et que demain, je vais me rendormir en cours. (Enfin, pas demain : je commence à 13h30 avec de l’escalade). Alors pourquoi cette contradiction dans mes pensées et dans mes actes ?

Explications plausibles :

  1. Je suis un rebel qui n’a aucun respect pour personne (mon sens de la morale est tombé par terre, et je ne le retrouve plus)
  2. Je suis un menteur, je lui ai raconté n’importe quoi. (avec mon nez de chinois, je pense que ce n’est pas très plausible)
  3. Je suis un hypocrite : je lui ai raconté ce qu’il voulait entendre, mais je ne le pensais pas. (l’homme est un animal social, et je suis un caméléon)
  4. Je suis un pauvre humain qui a ses convictions, mais qui ne les respecte pas. (mais je ne travaille pas encore pour l’armée)
  5. Je suis un pauvre homme qui ne peut rien face aux pouvoirs de la nymphe Morphée. (quand elle vous appelle et qu’elle vous sussurre à l’oreille)
  6. Je suis un élu : Dieu m’appelle pour discuter avec lui pendant mon sommeil. (je suis un consultant hors pair)
  7. Je suis un sage : je relativise trop (et je n’ai que peu de considération pour ce que les gens peuvent penser de moi)
  8. Je suis un pauvre garçon doté de 3 neurones seulement : je ne peux pas stocker plus de 2^3 informations. (surtout quand cela m’arrange)

Conclusion plausible :
Moi même je ne sais pas, je me suis posé la question tout à l’heure, et je ne sais pas pourquoi je recommencerai, en sachant pertinemment que cela est mal. Alors si mon blogorat pouvait m’aider.

Notes

[1] Si vous n’avez pas compris, ce n’est pas grave. Pour ceux qui ont compris et qui pensent que c’est ridicule : ce n’est pas grave non plus.

L’armée, c’est la guerre, et la guerre, c’est mal

April 14th, 2006

Motivations :
Suite à ma conversation litigieuse avec l’individu dénommé Endive, je me vois obligé d’exposer ma pensée, telle qu’elle l’est aujourd’hui, sur l’armée. Le fil conducteur de ma pensée part tout simplement de la constatation suivante : l’armée sert à faire la guerre, donc l’armée c’est mal. Toutefois, avant de me renseigner philosophiquement sur la chose (par là, je veux dire, y penser sérieusement), je me suis dit que ce serait une bonne chose d’exposer ma pensée naïve, brut de décoffrage, sur le sujet. Comme ça, dans 20 ans, je pourrai dire : regardez comme j’étais tout gentil, tout pur, tout naïf à l’époque.

Le coeur du sujet :
Voici une conversation fictive, telle qu’elle aurait pu se dérouler sur logiciel de conversation instantanée. Lecteur intelligent que vous êtes, vous remarquerez que l’individu Endive trouve que l’armée c’est bien (on pourrait nuancer en disant que l’armée ça a des bons points), toutefois, je préfère le préciser, puisque cela va mieux en le précisant.

  • Laurent: Bla bla bla (je raconte ma vie)
  • Endive: Bla bla bla (je raconte de la merde)
  • Laurent: Hum, je vais peut-être faire mon stage chez **o*** cet été, même si **o***, c’est darkside.
  • Endive: Putte de chatte, tu dis de la merde, pour toi, tout est darkside. C’est comme quand tu dis que l’armée c’est mal.
  • Laurent: Ben oui, l’armée c’est mal, ils font la guerre, et ils tuent des gens. Franchement, je ne comprends pas comment tu peux vouloir travailler pour l’armée.
  • Endive: Ben à l’armée, t’as plein de moyens, t’as carte blanche, donc tu peux, et on t’en donne les moyens, faire des trucs intéressants.
  • Laurent: Tssss, mais c’est dans le but de faire la guerre
  • Endive: Et alors, regarde l’histoire : c’est pour la guerre, et c’est pendant la guerre, que l’on a fait avancer la science.
  • Laurent: Oui, en tuant des gens, en torturant des innocents…
  • Endive: Et alors ?
  • Laurent: Et alors ? Franchement, tu te vois bien construire un missile pour tuer plus de gens quand il explosera. Tu te vois bien optimiser ton programme de téléguidage pour que ça fasse plus de dégâts, pour que plus d’enfants meurent, et que ceux qui ne meurent pas soient amputé de 3 membres ?
  • Endive: No fear, je m’en tape, de toutes façons, c’est vraiment débile de ta part de considérer que l’armée, c’est mal. En plus, tu ne soutiens pas la France, alors que l’armée française est dissuasive.
  • Laurent: Je ne dis pas ça, je dis que dans la théorie, je suis contre l’armée, car l’armée sert la guerre, et que la guerre tue des gens. Si je peux vivre en respectant mes idées (et mes idéaux), je le ferai. De toutes façons, j’ai quand même conscience de vivre dans un monde réel, et que dans le monde, tout le monde n’est pas aussi pacifiste que moi, et qu’une armée, au moins dissuasive, est nécessaire.
  • Endive: Non, mais tu dénigres l’armée, en pensant que ce sont tous des mecs qui veulent faire la guerre.
  • Laurent: Que dalle ouais, je ne le pense pas, je le sais. Je suis désolé, mais dans les gens qui s’engagent dans l’armée, il y a une grande part de détraqués dont le seul rêve, c’est de pouvoir tuer quelqu’un.
  • Endive: Ouais, mais avoue le toi, tu es totalement utopiste, il faut vivre avec son monde.
  • Laurent: Ben peut-être, mais comme disait John Lennon, “You may say, I’m a dreamer, but I’m not the only one, I hope some day you’ll join us, and the world will live as one”. Et quand le QI de la population mondiale aura augmenté, peut-être qu’on pourra arriver à un consensus, et résoudre les problèmes par le dialogue.
  • Endive: De toutes façons, si tu travailles pour l’armée française, c’est pour la force de dissuasion, les armes ne serviront jamais.
  • Laurent: Ouais, que de chi ! (ça déchire comme expression) Franchement, moi je m’inquiéterais. En histoire, on nous a toujours dit que les signes précurseurs de la guerre, c’était la montée du nationalisme, la montée du protectionisme, et plus simplement de la peur …
  • Endive: Où veux tu en venir ?
  • Laurent: Ben, en France, en ce moment, avec les discours radicaux et nationalistes des politiques qui séduisent, avec le front national au second tour des présidentielles, avec une marche en arrière dans le protectionisme (les agriculteurs, les industriels du textile…), avec le prix du pétrole qui flambe, avec la peur du nucléaire iranien, avec la peur de la grippe aviaire, avec la pHeur d’une manière générale …
  • Endive: Putain, mais tu fumes carrément.
  • Laurent: Ok, c’est apocalyptique, et j’espère que je me trompe, mais bon, les gens sont cons et veulent faire la guerre, alors si tu leurs donnes des armes qui les avantagent, ce n’est pas ça qui va arranger les choses.
  • Endive: De toutes façons, en France, ça ne risque pas d’arriver.
  • Laurent: Oui, mais tu sais que si tu fabriques une arme en France, elle sera copiée dans l’industrie, vendue à l’étranger, et que dans certains pays, ils s’entretueront avec ! C’est ça que tu veux ?
  • Endive: Tu dis complètement de la merde.

La grande question est alors : est-ce que je dis complètement de la merde ?

PS : (mwhahah : PS) Endive, je te donne la possibilité d’exposer ta pensée sur mon blog, bien entendu.

Tic

April 12th, 2006

Introduction
Je pourrais vous parler du tic et vous parler du temps s’écoulant et toujours s’accélérant. Cependant, je vous exposerai ma pensée sur l’écoulement du temps une autre fois. Seb vous aurait aussi parlé de tiques. Sauf qu’aujourd’hui, je vais vous parler des tics en tant que “désordre psychique” (est-ce le terme adéquat ?).

Présentation du tic
Qu’est ce qu’un tic ? Les tics sont des mouvements ou des sons involontaires, répétitifs, non rythmés et stéréotypés (j’ai trouvé ça sur Wikipedia). Un tic très courant est par exemple le clignement d’yeux, ou le raclement de la gorge. Le tic est incontrôlable, cependant, on peut le faire disparaître momentanément. Maintenant, j’imagine que vous savez ce que c’est, parce que vous avez déjà vu des gens ayant (eu) des tics, ou parce que vous êtes vous même un serial-ticker.

Mon expérience personnelle
Moi même, j’ai eu certains tics : le clignement d’yeux, l’étirement de la mâchoire, des mouvements bizarres avec mes doigts, certains sons … Et pour tout vous dire, ils réapparaissent parfois, mais je me fais violence et ils disparaissent. Quand j’étais petit, c’est ma mère qui me disait de me faire violence (au sens propre du terme) : j’étais censé me mettre une baffe à chaque fois que je produisais mon tic. Le problème, c’est que j’étais malin, dès que ma mère avait le dos tourné, je ne me mettais pas de baffe, et quand elle me voyait faire mon tic (je pense que tiquer veut dire autre chose), je me mettais une baffe, que j’esquivais tel un maître de la cascade en même temps. Pour tout vous dire : ça n’a jamais marché. De toutes façons, cela ne m’avait jamais vraiment dérangé puisque plusieurs de mes camarades avaient des tics encore pires que moi.

L’explication scientifique
Il parait que le tic, c’est grave et que ça peut vous faire rater votre vie. Pour sûr ! (Comme dirait le gros débile dont j’ai oublié le nom dans Des Souris et des Hommes) Il parait aussi que les tics ont pour cause le stress, l’anxiété… Peut être.

Ma théorie : une expérience
Cependant, moi je pense que le tic est quelque chose à laquelle on se laisse aller naturellement si on ne se fait pas violence. C’est comme se gratter. Faites l’expérience : concentrez vous sur votre corps et plus particulièrement sur votre peau, et bien au bout de quelques secondes, vous sentirez qu’il y a au moins un endroit (que ce soit derrière l’omoplate, ou sous le pied…) qui vous démangera. Alors, si vous vous laissez aller, vous allez vous gratter à cet endroit, et plus vous vous gratterez, plus “ça grattera”. Mais à chaque fois, c’est tellement bon que l’on continue. Quand s’arrête-t-on alors ? Quand on se gratte jusqu’au sang, ou quand on s’arrête parce qu’on sait que si on continue on va se gratter jusqu’au sang.

Ma théorie : mon expérience
Le tic est quelque chose qui nous fait du bien. Si on s’arrête de le faire volontairement, on se fait du mal. Si, si. Personnellement, tous mes tics ont pour effet de titiller un nerf (c’est donc physique). L’étirement de la mâchoire pour tendre les muscles des joues (je pense que c’est les muscles des joues), le clignement des yeux pour les muscles des paupières, les mouvements bizarres avec les doigts pour les muscles que cela fait bouger, le semi-raclement de gorge pour faire vibrer quelque chose entre la cavité nasale et le nasolarynx (j’ai regardé sur une planche anatomique, et je pense que c’est plus près du nasolarynx). Quand j’étais petit, je ne me l’étais / je ne l’avais jamais avoué : l’exécution du tic est réellement équivalente à “se gratter” : ça soulage, et c’est tellement bon !

Ma théorie : le remède
Que peut-on y faire ? C’est le genre de truc que même si vous arrivez à l’arrêter, il revient tout seul (sans que l’on y pense). C’est comme lorsque vous contrôlez votre respiration. Une fois parvenu à contrôler consciemment votre respiration vous avez du mal à retourner en mode normal (c’est à dire : inconscient). Cependant, à un moment donné, vous y êtes retourné, et vous ne vous êtes pas aperçu du moment où cela s’est passé (parce que si vous vous en êtes aperçu, c’est que vous aviez conscience de votre respiration à ce moment là, et que donc, vous n’avez pas pu retourner en mode inconscient). Comment faire alors ? Il faut l’éradiquer inconsciemment ! Facile hein ? Peut-être avoir d’autres choses auxquelles penser peut éradiquer le tic ? (Je dis ça, parce que dans les moments où mon cerveau ne fonctionne pas, mes tics reviennent : genre quand je suis dans une montée de col soutenue en vélo)

Ma théorie : conclusion
Le tic est pour moi totalement connecté aux perceptions de mon corps. J’en déduis donc qu’une bonne thérapie pour l’élimination du tic est de rechercher la raison pour laquelle on le produit.

La partie intéressante ?
Non, pas de filles nues dans ce billet.