Moins t'es extrême, moins t'es extrême
Posted on 2011-02-16 by Laurent Tu
Lorsque l'on me demande quelle est ma philosophie de vie, j'ai du mal à répondre. Je pense que ma philosophie de vie change tous les jours. Finalement, il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.
Ces derniers temps, je pense que la sérendipité est une part importante de ma vie. Wikipédia définit la sérendipité de la manière suivante :
"La sérendipité est le fait de réaliser une découverte inattendue au cours d'une recherche dirigée initialement vers un objet différent de cette découverte."
Je suis arrivé à ce constat en lisant le post de Paul Buchheit (le créateur de Gmail / Adsense / FriendFeed).
Devrais-je appeler ça de la chance ? Aussi.
Finalement, si je suis où je suis aujourd'hui, c'est parce que j'ai décidé d'aller en prépa au Lycée Vaugelas, parce que tous mes potes y allaient aussi, et surtout parce que je n'avais pas compris comment le système de voeux pour la prépa marchait.
Serais-je allé dans une meilleure prépa, et je me serais sûrement retrouvé dans une autre école, plus généraliste. Alors, je n'aurais pas rencontré Thomas Steiner sur les bancs de l'Ensimag, qui me recommandait pour Google par la suite.
La suite : je vécus à Milan, à Londres, je voyageai en vélo pendant trois mois de Chambéry à Agadir, je vécus à Sydney, je rencontrai Lily, je vis à New York, et je suis en partance pour la Californie.
C'est de la chance, mais la chance, il faut savoir la forcer. Croyez vous que j'ai remué ciel et terre pour avoir vécu ce que j'ai vécu. Un peu, mais surtout, je me suis remué, cul de par terre. La personne la plus difficile à pousser, finalement, c'est moi même, mais c'est là que j'ai le meilleur levier. Voici quelques anecdotes :
1 | Lorsque je vais au restau (souvent), j'ai plutôt tendance à commander ce que je ne connais pas. Cependant, il y a des périodes où je retourne au même restau, ou lorsque je commande quelque chose de familier. Pendant ces périodes, mes papilles se plaisent, mais ne sont pas extasiées. D'un autre côté, les 3 meilleures choses que j'ai mangées récemment sont le fruit de la fortituide : le honey roasted peanut butter, la buratta, et les raviolis d'un stand chinois super douteux.
2| En octobre à Sydney, il y avait cette voie en moul dans un toit, j'ai eu peur, et je suis redescendu. A la salle d'escalade à NY, il y a cette voie déversante qui finit dans un mur à côté, avec une traversée à 15m du sol. Pérrave, disais l'ancien moi. Mais le moi d'il y a un mois avait peur. Heureusement, je l'ai poussé, il n'est pas mort, et il a dit "super fun". Résultat : je grimpe plus dur. Et plus tu grimpes dur, meilleur tu deviens, et meilleur tu deviens, plus t'es confiant, et plus t'es confiant, au choix, plus t'es un aimant à fille, ou plus ta copine est contente.
3 | En décembre, je trouvais que mon travail ne me plaisait plus autant qu'auparavant. Après une remise en question, je change de cap.
Lorsque je regarde autour de moi à la lueur de cette philosophie de vie, je vois les gens qui font ce qu'ils veulent (et ce qui les rend heureux), et je vois les gens qui le font moins, ou point. Qui es-tu cher lecteur ?
Ces derniers temps, je pense que la sérendipité est une part importante de ma vie. Wikipédia définit la sérendipité de la manière suivante :
"La sérendipité est le fait de réaliser une découverte inattendue au cours d'une recherche dirigée initialement vers un objet différent de cette découverte."
Je suis arrivé à ce constat en lisant le post de Paul Buchheit (le créateur de Gmail / Adsense / FriendFeed).
Devrais-je appeler ça de la chance ? Aussi.
Finalement, si je suis où je suis aujourd'hui, c'est parce que j'ai décidé d'aller en prépa au Lycée Vaugelas, parce que tous mes potes y allaient aussi, et surtout parce que je n'avais pas compris comment le système de voeux pour la prépa marchait.
Serais-je allé dans une meilleure prépa, et je me serais sûrement retrouvé dans une autre école, plus généraliste. Alors, je n'aurais pas rencontré Thomas Steiner sur les bancs de l'Ensimag, qui me recommandait pour Google par la suite.
La suite : je vécus à Milan, à Londres, je voyageai en vélo pendant trois mois de Chambéry à Agadir, je vécus à Sydney, je rencontrai Lily, je vis à New York, et je suis en partance pour la Californie.
C'est de la chance, mais la chance, il faut savoir la forcer. Croyez vous que j'ai remué ciel et terre pour avoir vécu ce que j'ai vécu. Un peu, mais surtout, je me suis remué, cul de par terre. La personne la plus difficile à pousser, finalement, c'est moi même, mais c'est là que j'ai le meilleur levier. Voici quelques anecdotes :
1 | Lorsque je vais au restau (souvent), j'ai plutôt tendance à commander ce que je ne connais pas. Cependant, il y a des périodes où je retourne au même restau, ou lorsque je commande quelque chose de familier. Pendant ces périodes, mes papilles se plaisent, mais ne sont pas extasiées. D'un autre côté, les 3 meilleures choses que j'ai mangées récemment sont le fruit de la fortituide : le honey roasted peanut butter, la buratta, et les raviolis d'un stand chinois super douteux.
2| En octobre à Sydney, il y avait cette voie en moul dans un toit, j'ai eu peur, et je suis redescendu. A la salle d'escalade à NY, il y a cette voie déversante qui finit dans un mur à côté, avec une traversée à 15m du sol. Pérrave, disais l'ancien moi. Mais le moi d'il y a un mois avait peur. Heureusement, je l'ai poussé, il n'est pas mort, et il a dit "super fun". Résultat : je grimpe plus dur. Et plus tu grimpes dur, meilleur tu deviens, et meilleur tu deviens, plus t'es confiant, et plus t'es confiant, au choix, plus t'es un aimant à fille, ou plus ta copine est contente.
3 | En décembre, je trouvais que mon travail ne me plaisait plus autant qu'auparavant. Après une remise en question, je change de cap.
Lorsque je regarde autour de moi à la lueur de cette philosophie de vie, je vois les gens qui font ce qu'ils veulent (et ce qui les rend heureux), et je vois les gens qui le font moins, ou point. Qui es-tu cher lecteur ?