Manage your kamehameha

February 15th, 2010 by Laurent Tu Leave a reply »

Je suis allé à un stage de gestion d’énergie au taff aujourd’hui, qui expliquait comment gérer son énergie, par opposition à son temps, qui est une quantité finie, pour être plus efficace et plus optimal dans son travail et sa vie personnelle. Il fut un temps, lorsque j’étais étudiant, où j’avais le temps de faire tout ce que j’entreprenais de faire, et j’avais le luxe de le faire bien. Depuis que je travaille, je me rends compte que je n’ai plus le luxe du temps, et que la masse de travail est infinie à l’échelle de la personne. Tout est d’être plus efficace, de prioritiser plus agressivement, et tout et tout. Facile ?

Pour ceux qui veulent savoir de quoi ça parle, la vidéo ci dessous est un condensé de ma journée. Vous pouvez aussi aller jeter un coup d’oeil au site de The Energy Project. Bien sûr, tout cela n’est pas nouveau, et tout cela est du bon sens, cependant, le voir présenté dans un cadre formel est différent.

A l’issu de cette journée, j’ai pris plusieurs résolutions, et des mesures pour les mettre en pratique. Ca tombe bien, c’est le premier jour du nouvel an chinois (le jour où je mets un polo rouge).

Ma première résolution est de dormir plus. Mardi et jeudi, je dormirai mes 8 heures, je me coucherai avant 11h, j’arrêterai de faire des activités pas bien pour le sommeil à 10h, et Lily sera garante de mon sommeil. Je vais régler mon calendrier et mon réveil de ouf sur mon Nexus One pour que ça dring.

Ma deuxième résolution, plus importante, est d’aligner ma vie sur certaines de mes convictions, et plus en particulier sur ma conviction de donner plus aux autres. Sans vouloir rentrer dans les détails, je vous annonce que j’ai décidé d’enseigner dans une partie de mon temps libre. Je commence dès que je suis à New York (ah oui, c’est presque sûr, je vais vivre à NY bientôt). J’hésite entre m’inscrire dans une association d’aide aux devoirs (type ASARS, merci Cécile), ou d’enseigner plus formellement. Le premier pas est de faire la démarche de contacter l’association ou l’école, et d’accepter un engagement régulier (2 heures par semaine ?). Chers amis, et lecteurs, et Maxime N., je voudrais que vous soyez garant de mes bonnes intentions : en vous l’annonçant, je me mets une certaine pression sociale, et j’espère que je ne faillirai pas.

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29 comments

  1. Louis says:

    Le coup des mardi et jeudi, ça risque d’être compliqué !

  2. Endive says:

    Voila une bien belle façon de passer son dimanche. Pas de gaspillage d’energie du tout…

    En tout cas (j’ai vu 2 min de la vidéo), il te faut plus d’energie physique = bouffe = sushis.

  3. H. says:

    Mais pleins d’info dans ce post … j’en prend au hazard: NYC? Community service? nice and nice!!

  4. Chris says:

    Bon j’ai juste regardé le début de la vidéo, et ça ne m’a pas inspiré confiance. Le mec parle de “capacity” comme si ça avait un sens bien précis et qu’on pouvait placer une notion aussi floue sur une échelle linéaire et en faire un joli graphe temporel, et en plus il manipule à fond le public.

    “Eh les mecs, combien d’entre vous pensent que vous aurez moins de ‘demand’ sur les épaules dans le futur ? (peu importe que je n’aie pas défini ‘demand’, et que cela puisse signifier tout et n’importe quoi). Quoi ? Personne ne lève la main ? Comment c’est super étonnant, ça alors ! Donc tout le monde va voir sa ‘demand’ augmenter dans le futur, cqfd.”

    Je n’ai pas une heure de ma vie à consacrer à ce genre de speech, mais il est probable que le reste soit du même acabit, et encore je ne l’ai pas entendu parler d’ “énergie”, ça doit être quelque chose.

  5. Laurent Tu says:

    Louis, non, je peux régler des alarmes récurrentes sur mon réveil.

    Endive, ou lundi dans le future (là où est Sydney). Mais il parait que c’est aussi férié lundi dans ton pays.

    H, merci. Je ferai une annonce plus officielle une fois que j’aurai signé.

    Chris, cela a un contexte générique, mais tu peux prendre le travail : capacity of work, demand of work. C’est vrai que le prérequis pour être intéressé, c’est de constater ces choses là dans ta vie de tous les jours. Et comme je le disais, je ne le constatais pas quand j’étais étudiant, ou même il y a un an.

  6. Endive says:

    “Ca tombe bien, c’est le premier jour du nouvel an chinois”

    Je savais pas que le premier jour du nouvel an chinois tombait un jour différent à Sydney.

    • Laurent Tu says:

      Le nouvel an chinois était dimanche, le premier jour de l’année chinoise était lundi.

      • Endive says:

        LOL, prends moi pour un con pour changer.

        Le nouvel an chinois a commencé samedi soir à minuit. Dimanche était donc le premier jour. Lundi est le second jour.

        “In 2010, the first day (February 14) is on a Sunday” (wikipedia).

        • Laurent Tu says:

          Tu demanderas à ta copine, le jour du nouvel an est le jour où tu “passes” l’année (dimanche 14), et le jour d’après est le premier jour dans le sens où tu “ouvres/commences” l’année (lundi 15).

          Après, peut-être que je n’aurai pas dû dire premier, mais le commencement de l’année. Je m’excuse de t’avoir tout confusé.

          Donc, pour désambiguer tout ça en calendrier normal, je suis allé à ce cours de 10h à 16h lundi à Sydney. C’est pour ça que j’ai écrit “aujourd’hui” quand j’ai écrit ce billet lundi soir heure australienne.

          • Endive says:

            Ben j’ai demandé à ma copine effectivement et à mes labmates chinois (qui visiblement sont plus chinois que toi) et ils sont formels: tu dis de la merde et tu te rattrapes au branches.
            Le Premier jour, jour 1, c’est le 14, y’a pas à discuter. Peut etre que ton nouvel an chinois dure 16 jours.

          • Laurent Tu says:

            J’ai regardé sur Wikipedia, et j’ai effectivement fait un erreur de numérotation, mais cela reste que l’ouverture de l’année (hoi nin) c’était lundi. J’espère que tu me pardonneras cette erreur.

  7. Chris says:

    Laurent> Même un interprétant ça comme ‘capacity of work’, qu’est-ce qu’une capacity of work ? De quoi est-elle composée ? De ta forme physique, de ta motivation, de tes compétences, de ton relationnel, de tes capacités à diriger, à anticiper, à organiser ton travail ? Et même si l’on arrive à s’attribuer une note pour chacune de ces sous-parties et que cette note représente vraiment quelque chose (c’est un très gros si), comment résumer cet espace n-dimensionnel en un seul scalaire ? Quel axe choisis-tu pour la projection, et pourquoi celui-là plutôt qu’un autre ? Il n’y a pas plus de “capacity of work” scalaire qu’il n’y a d’intelligence scalaire, et tracer un graphe ou même simplement parler de “peak” est une grosse bouffonade et ne correspond à rien dans le monde réel.

    Quel est le peak pour un comptable ? Est-il le même que pour un ingénieur informaticien ? Un physicien des particules ? Un politicien ? Et même parmi les ingénieurs informaticiens (le public devant lequel ce mec s’exprimait), le peak est-il le même pour des ingénieurs appelés à manager que des ingénieurs appelés à devenir pointus en technique ? Est-il le même, ou même vaguement comparable, pour deux personnes différentes ayant un parcours strictement identique ? Cette notion de ‘peak capacity of work’ est 100% BS et psycho-babble, le mec raisonne sur des concepts flous qu’il se garde bien de définir, à base de théories personnelles jamais validées (le mec est un journaliste à la base, rappelons le) et de bon sens bien de chez nous.

    Je comprends pas comment il ne se fait pas sortir pas les ingés de Google, son speech est du niveau de la première voyante de quartier, à base d’évidences et de généralités floues dans lesquelles chacun peut se reconnaître.

    Enfin bon je n’ai regardé que les 5 premières minutes de la vidéo, peut-être qu’après c’est super bien et peut-être suis-je un connard totalement injuste.

  8. Laurent Tu says:

    Chris, bien sûr, il ne mesure pas une quantité intrinsèque de capacité de travail. Il mesure les effets. Pour une personne, tu peux mesurer la quantité de travail que tu produis en une journée en moyenne, tu peux mesurer les variations, et tu peux mesurer tout ça pendant une certaine période. Bien sûr, les mesures ne sont pas absolues.

    Ces quantités (si l’on admet qu’elles sont mesurables) varient. Certains jours, t’auras une grosse flemme, et tu vas répondre à 3 emails, certains jours, tu vas écrire 5 features. Tout est d’essayer d’expliquer pourquoi.

    Le mec propose un modèle où il dit que ça dépend du physique, du mental, de l’émotionnel, et de l’alignement de ta vie sur tes valeurs. Il ne propose jamais un seul scalaire.

    Il propose des outils que tu peux utiliser pour améliorer ta capacité de travail, ta productivité, ton bonheur. Il ne dit jamais que c’est une science précise et que ça a été prouvé par des chercheurs…

    Le cours est facultatif, tous les ingénieurs n’y vont pas, certains n’y croient sûrement pas, comme toi. Personnellement, je ne sais pas si tout ce qu’il dit est vrai, mais il y a beaucoup de bon sens, et de choses qui collent à mon expérience.

    • Chris says:

      Laurent, ce que je critique n’est pas le concept de ‘capacity of work’, qui comme tout concept flou est d’utilité dans la vie de tous les jours. Je critique le fait que cet intervenant traite ce concept flou comme une quantité possédant une existence réelle, qu’il le réifie.

      Je n’aurais peut-être pas eu d’objection si ce mec avait défini clairement ses termes avant de les utiliser, mais ce n’est pas le cas, et pour le coup son discours est aussi flou que les termes sur lesquels il est basé. Chacun est par conséquent libre de comprendre cette intervention comme il l’entend et de faire coller le “modèle” exposé à son expérience personnelle.

      Pour le coup, rien d’étonnant au fait qu’il y ait “beaucoup de bon sens” dans cet exposé, et que celui-ci colle à ton expérience personnelle.

      Je ne critique pas le fait que cet exposé ne repose pas sur des bases scientifiques, je critique la vision simpliste de l’être humain sur lequel il semble être basé. On peut comprendre l’être humain dans sa complexité sans être scientifique, mais cela nécessite de se débarrasser de la croyance en l’existence réelle de choses aussi nébuleuses que la ‘capacity of work’, et de s’abstenir de simplifier la réalité au point de dire des choses telles que la “capacité de travail atteint un pic vers 30 ans.”

      Au final je crois en ce mec comme je crois en une voyante de quartier : tous deux disent des choses justes, et peuvent aider les gens, mais tous deux essaient de masquer leur réel fond de commerce derrière des écrans de fumée – dans le cas de cet intervenant, derrière une respectabilité scientifique à base de graphes et de buzzwords.

      Tant mieux si ça marche, tant mieux s’il arrive à aider les gens en rappelant l’évidence et en manipulant l’audience, mais ça n’empêche pas de rester lucide sur ce qu’il dit réellement.

      • Max says:

        Je n’ai pas regardé la vidéo (pas de son là où je suis).
        J’imagine qu’il essaie de convaincre les gens qu’ils peuvent être plus productifs qu’ils ne le sont déjà, en se basant sur des quantités scalaires afin de jouir de la relation d’ordre sur les réels. J’ai l’impression qu’on vous presse comme des citrons (sans jeu de mot avec le nouvel an chinois) et qu’ils font tout pour vous culpabiliser et vous inciter à avoir un meilleur rendement. La simple existence de ce cours y contribue.
        Je comprends que ça énerve Chris s’il essaie de donner des allures d’exposé scientifique alors que c’en est pas un (c’est bien ce qu’on appelle du coaching ?)

        Et sinon Laurent, tu veux enseigner quoi à qui ? Sache que même un cours de 2h, ça prend du temps à préparer… surtout si tu veux pas faire un cours de merde.

        • Laurent Tu says:

          J’ai pas regardé la vidéo non plus, mais l’idée est qu’ils prennent un point de vue humaniste, en mettant l’individu au centre, par opposition aux besoins de la boîte.

          Après, j’ai l’impression que la relation de causalité est dans l’autre sens, sur ce qui est de presser les citrons. Un de exemples du facilitator, c’est qu’il rentrait tôt chez lui, et qu’il arrêtait de penser au taff passé la montagne entre le taff et chez lui.

          Ouais, pour ce qui est de la courbe, j’ai pas regardé la vidéo, mais j’ai eu une courbe comme ça, et c’était plus une illustration de l’idée qu’un graphe scientifique.

          Enseignement, justement, je pensais commencer par qqch de simple, comme de l’assistance aux devoirs. Préparer un vrai cours, ça demande plus d’investissement, je suis d’accord, mais c’est plus intéressant.

          • Max says:

            Tout à fait.

            En tout cas c’est marrant, on débat sur une vidéo que personne n’a regardée !

          • Endive says:

            Moi j’ai regardé, en mangeant des chips. C’était formidable et ma vie est changée. J’ai appris que pour être en forme, il faut se reposer.

          • Laurent Tu says:

            Enfin, moi j’ai suivi le stage pendant un jour, et j’imagine que la vidéo est un concentré de ça.

      • Laurent Tu says:

        Très bien Chris, cela devient beaucoup plus raisonnable.

        Peut-être suis-je de ceux qui croient que je n’ai pas besoin d’avoir le bon modèle pour me démerder dans la vie, et peut-être qu’il est bon parfois de prendre les choses à un niveau plus macro.

  9. Laurent Tu says:

    Pour finir, je réitère, cela n’a aucun sens quand tu n’as pas encore rencontré ce genre de difficultés. Peut-être n’en rencontreras-tu jamais de semblables.

    Sinon, j’ai l’impression que tu rejettes le truc parce que c’est présenté de manière pseudo-scientifique ?

    • Max says:

      Ca me fait penser à ceux qui rejettent en bloc la formation et les stages qu’on suit à la fac dans un but pédagogique, psychologique, etc… (pour nous former en tant que futurs enseignants, l’analogue de l’iufm dans le supérieur) en disant que ce n’est que du blabla, de la masturbation intellectuelle, et que le mieux est d’apprendre sur le tas.

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