Les gens avec qui je suis proche me reprochent parfois d’être prétentieux. Souvent, lorsque cela ne correspond pas à l’image que j’essaie de transmettre dans la conversation, je réagis négativement, sûrement parce que la prétention a une connotation négative.
J’ai essayé de creuser un peu, et j’en suis venu à la conclusion suivante. Sauf cas d’orgueil et de prétention extrêmes, où tout le monde s’accorde à dire que la personne est prétentieuse, sauf la personne prétentieuse elle même, la prétention est toujours une perception d’une personne (interlocteur, observateur…) qui se sent dévalorisé par le propos tenu par le soi-disant prétentieux.
Le dévalorisé est blessé dans son amour propre. Cela peut être conscient, comme cela peut être inconscient. Souvent, le prétentieux tient un propos qui serait jugé neutre par ses pairs, mais qui est jugé offensif et prétentieux par le délavorisé. Souvent même, le prétentieux est conscient de l’infériorité du dévalorisé dans le domaine en question, et essaie de jouer dans la modestie et l’humilité. Dans ces cas, le dévalorisé souvent ne se rend même pas compte que le prétentieux le ménage. Lorsque le dévalorisé est conscient de l’effort du prétentieux, il réagit négativement. Au lieu de reconnaître sa faiblesse, il hait le noble effort du prétentieux.
Bien sûr, il est des cas où le prétentieux n’est pas conscient de l’atrocité qu’il est en train de commettre. De même, le dévalorisé, souvent, n’est pas conscient des raisons de son jugement envers le prétentieux.
Cela s’applique à moi, cela s’applique à mes amis, cela s’applique à ma famille, et cela s’applique à vous : parfois prétentieux, parfois dévalorisés.
Bien entendu, j’ai décidé de ne pas donner d’illustrations : il y a bien trop dernièrement sur mon blog.
Pas franchement d’accord ; à mon avis tu commences à te planter à partir du moment ou tu réduis la prétention à : “la prétention est toujours une perception d’une personne (interlocteur, observateur…) qui se sent dévalorisé par le propos tenu par le soi-disant prétentieux.”
Pas nécessairement selon moi, et pas forcément suffisant non plus. Pour moi c’est pas qu’une question de valeur (tu dis dévalorisé à tout va) ; valeur ça fait clairement allusion à performance, chiffre, classement, relation d’ordre, compétition.
Pour moi la façon de présenter les choses compte énormément ; exemple, je parle de mon dernier semi marathon avec quelqu’un qui s’essouffle en 7km. Si je lui dis “ah ouè, j’ai couru le triple de cette distance l’autre jour” ben forcément il peut trouver ça “prétentieux”, sans le sens ou il se sent bien inférieur. Si je présente ça différemment, ça peut passer beaucoup mieux ; c’est ce que tu appelais “ménager le dévaloriser” mais je suis pas sur que tu sois très bon à ça
Deux exemples :
1. “Le semi, mais laisse tomber, je suis arrivé au bout j’ai cru que j’allais gerber, je me suis allongé par terre 1/4h avant de pouvoir ne serait-ce que boire un verre d’eau” (véridique, et puis de toute façon tu peux le dire un peu quel que soit le tps que tu aies mis)
2. “Ben tu sais, le semi, c’est long, mais c’est pas insurmontable non plus ; moi y’a pas longtemps je courais jamais plus de 7km non plus ; en t’entrainant un peu je suis sur que t’y arriverai aussi”.
Evite la confusion avec le “bah, avant je courais pas, j’ai décidé de courir un semi, je me suis entrainé, j’y suis arrivé”, qui véhicule un peu la même idée mais qui va passer beaucoup moins bien.
Bref, tout ça pour dire que selon moi si t’as cette impression c’est que peut-être des fois tu es un peu trop factuel dans ton discours, un peu trop en chiffres et pas assez en ressenti.
J’utilise “prétentieux” par opposition à “dévalorisé” pour désigner les deux partis. Après, il se peut que “dévalorisé” ne soit pas le terme adapté.
Dans mon scénario, si A trouve que B est prétentieux, c’est parce que A se sent dévalorisé par rapport à B, et pas parce que B dévalorise A on purpose.
Après, je pense que tu dis la même chose que moi, sauf que tu dissertes sur le fait que je ne sais pas ménager le dévalorisé…
Indépendamment de ce que tu penses de mes social management skills, je voudrais compléter ton dernier propos : X peut être très factuel, et peut être interprêté très neutre par ses pairs (dans notre cas, par des gens qui font de la course à pied régulièrement), mais peut être perçu comme prétentieux par des gens qui s’essoufflent au bout de 7km, même s’il essaie de présenter les choses de manière modeste (1), ou humble (2), parce que ce sera perçu comme de la comédie.
Sans vérifier dans des dicos, pour moi prétentieux inclus l’idée de que la personne en dit plus que ce à quoi elle peut prétendre.
Par exemple, tu vas aborder des sujets super complexes que tu viens de découvrir, mais que tu ne maîtrises pas, à des gens qui n’y n’en n’ont jamais entendu parler, et qui n’ont pas le background pour suivre. Tu vas créer l’illusion de supériorité absolue, alors qu’en fait, si ça se trouve, tu racontes de la merde.
Il y a un mode de prétention assez usité qui est le suivant : prétendre réussir sans travail. La personne se convainc de minimiser sa réussite en se qualifiant de “à l’arrache”, ce qui le rend plus cool. Mais il sous entend que ses capacités naturelles ont tout fait, ce qui devient prétentieux. Pire, certains en déduisent même que s’ils le font, alors tout le monde le peu également, ce qui diminue l’interlocuteur. Par humilité, je pense qu’il vaut mieux avouer (avec tact) ses éventuelles prédispositions naturelles.
Mise à part ce cas que je trouve classique, la perception de la prétention peut se jouer à des petits détails : une assurance répétée, l’utilisation de la première personne, ou encore le récit d’expériences exclusivement positives (certains essaient même de se valoriser par les exploits leur entourage).
Par ailleurs, il n’est pas besoin d’être dans un rapport de comparaison (en se sentant inférieur) pour subir de la prétention: on peut très bien être agacé par une personne qui répètera dix mille fois qu’il a fabriqué une tour eiffel de dix mètres de haut avec des boites de sardines à huile, tout en se foutant complètement de ne pas savoir en faire autant.
Finalement, je pense que ça vient plus de l’expression trop appuyée de la fierté de la personne qui se la pète. En plus, certains se la sentent alors qu’ils n’en ont pas les moyens, juste parce qu’ils sont persuadés que ce sont les meilleurs.
“Dans mon scénario, si A trouve que B est prétentieux, c’est parce que A se sent dévalorisé par rapport à B, et pas parce que B dévalorise A on purpose.”
Tu dis : A se sent dévalorisé par rapport à B => A trouve que B se la sent. Penses tu que la réciproque soit vraie? N’est il pas possible que A soit “plus fort” que B et qu’il trouve qu’il se la sente?
Comme maxime, je ne pense pas que “trouver qu’untel soit prétentieux” soit toujours lié à une relation : dominant/dominé, winner/loser.
Oui, c’est vrai que prétentieux, ça vient sûrement de prétendre. Càd prétendre plus qu’on ne sait, ou peut, ou quoi que ce soit… Ca rejoint le point de Luigi, ça rejoint aussi le point de Max “certains se la sentent alors qu’il n’en ont pas les moyens”.
C’est ce que je qualifierais peut être de cas extrêmes, par example, lorsque j’écoute un teenager parler d’info à ses potes de collège et qui pète plus haut que son nez (mais bon, peut être qu’il croit qu’il s’y connait vraiment, auquel cas, peut on lui en vouloir ?)
Pour commenter sur les examples de Max : le cas classique est académique, ça me rapelle quand j’étais petit et que j’allais à l’école. Après pour ce qui est de la sardine, si A dit à C que B est prétentieux parce qu’il fait de la sculpture sur sardines, A a sûrement un problème de dévalorisation inconscient…
Et pour finir avec Endive et Max : la perception de la prétention se joue à des petits détails. C’est pour ça que je dis que A peut être considéré prétentieux par B parce que B n’y connait rien, mais A sera jugé très humble par ses pairs. Et j’assumais dans ce billet que dans la plupart de ces cas, A était vraiment plus fort que B dans le dit-domaine.
Selon moi, il y a plein de cas plutôt très neutres, où “trouver que B se la sent”, est seulement une perception de A. La réalité étant que B est sûrement plus fort que A, et B est sûrement humble. C’est juste dommage que le plus souvent, B est blamé à tort pour prétention (alors qu’il devrait être blamé pour manque de tact), alors que la faute est autant, voire plus, à A.
“dévalorisation inconscient”
Je pense pas, en quoi c’est dévalorisant ? Par contre, on comprend bien pourquoi on peut être agacé par un mec qui passe son temps à parler de lui et de ses “exploits”.
“la faute est autant, voire plus, à A.”
C’est le manque de tact de B qui pose pb, c’est à lui de changer la forme, même si le fond est vrai. La prétention est beaucoup un problème de forme. Tu peux dire des choses justes, tout en t’abstenant d’étaler tes capacités.
Sardines : ok, mais bon, ce n’est plus de la prétention, mais de l’agacement.
B manque de tact : je suis d’accord que c’est parfois un problème de forme, mais je dirais aussi que c’est un problème de perception. La communication a deux parties : un mec qui parle, et un mec qui interprète.
Proposition : B peut être le mec le plus humble du monde, il existe un mec A pour dire que B est un connard qui se la pète (il suffit de si peu, il suffit de préjugés…)
Proposition tirée par les cheveux. Par ailleurs, si A interprète mal, c’est sûrement que B s’est mal exprimé. On va retirer le cas où A ne cherche même pas à comprendre. Mais s’il trouve que B se la pète, son sentiment n’a pas être remis en cause et il faut fouiller dans les explications qui peuvent être multiples (et déjà citées : arrogance, égocentrisme, etc…)
Je suis d’accord que bien souvent le rapport “prétentieux/dévalorisé” est fondé sur une vision subjective. Pour la défense du prétentieux, je dirais qu’on est jamais, hélas, maître de l’image qu’on renvoie. Le dévalorisé” peut interpréter des propos comme prétentieux, tout simplement parce que dans son histoire personnelle, il est devenu plus sensible à certains comportements, telle la prétention concernant telle ou telle chose.
Cependant, je trouve que tu ne défends pas suffisamment le “dévalorisé”, Laurent.
La prétention n’est pas qu’une affaire de perception et peut reposer sur des faits, que Max a cité plus haut. Même si on arrive rarement à ce que quelqu’un soit universellement trouvé prétentieux, je pense que le fait d’avoir plusieurs avis de personnes différentes sur la prétention de quelqu’un suffisent à faire de cette personne une “prétentieuse”.
Enfin, je pense que le principal est avant tout de créer une relation saine avec ses amis (les prétentieux inconnus, il suffit de les éviter). Pour cela, si l’un des partis se sent mal par rapport à l’autre, dévalorisé, quelque chose risque d’être gâché. La perception chez un ami de la “prétention” d’un autre ami est à prendre au sérieux, car l’ami a, à la base, un regard bienveillant sur l’autre ami. Si ce regard bienveillant (et qui connait très bien l’ami en face) capte la prétention, alors je pense que celle-ci est avérée. L’idéal serait alors d’en parler à l’ami prétentieux, avec tact, pour qu’il renonce à sa vilaine habitude.
Pourquoi j’ai l’impression que vous avez transformé le débat en : c’est parce que A est jaloux de B qu’il dit qu’il est prétentieux? Je vois pas pourquoi si A dit que B est prétentieux, A se sente automatiquement dévalorisé par rapport à B ou soit jaloux de sa position.
Il n’est pas vraiment transformé. Je pense qu’on peut facilement retomber en toute généralité en remplaçant “A se sent dévalorisé” par “B veut implicitement dévaloriser A” en se valorisant lui-même.
Ce n’est pas du tout la meme chose : “A se sent dévalorisé” et “B veut dévaloriser A”. B peut très bien vouloir dévaloriser A mais A trouve que B fait pitié et se la sent.
Oui c’est pas la même chose, c’est pour ça que je propose de remplacer ce fait par un truc plus général : si A ne se sent pas dévalorisé, tout du moins c’était dans l’intention de B. Ce qui mène, comme le disait Fred, à la question : le prétentieux fait-il ça pour ne pas se sentir lui-même dévalorisé face à son interlocuteur ? Une personne en manque de confiance peut donc être amenée à paraitre prétentieuse.
Tu as raison, j’ai émis une opinion tranchante pour le débat, mais en réalité, il y a plusieurs cas, et dans certains cas, il se peut que A ne se sente pas dévalorisé (voir 1 dans ma réponse à Chris).
Cependant, j’itère et je réitère mon opinion sur la fréquence de 1 : c’est rare.
Oui, et d’ailleurs, j’aurais tendance à dire que si B a besoin de se valoriser auprès de A, c’est qu’il se sent dévarolisé quand il près de A.
Du coup, le tandem “valorisant/dévalorisé” ou “dominant/dominé” (à la rigueur) devient bien plus complexe qu’il n’y parait.
Qui au fond est initialement jaloux de l’autre?
quand il EST près de A, sorry
“la prétention est toujours une perception d’une personne (interlocteur, observateur…) qui se sent dévalorisé par le propos tenu par le soi-disant prétentieux”
Je ne pense pas. Voilà une petite théorie à 2 balles pour tenter d’expliquer ce qu’il se passe dans ce scénario :
(j’en ai marre de lire des A,B,C alors je vais donner des vrais noms)
Archibald prononce une phrase que Balthasar entend. La phrase ne porte pas directement sur Archibald, mais Balthasar estime que le sens de la phrase comporte une information sur la façon dont Archibald regarde sa propre personne.
De plus, Balthasar, lorsqu’il compare l’image qu’Archibald a de lui-même à l’idée que Balthasar se fait de lui-même, trouve l’image d’Archibald supérieure.
Cette différences d’images est le reflet imparfait de la réalité, et elle peut être vraie ou non. Comme toujours en présence d’information nouvelle, Balthasar essaie d’évaluer la valeur de cette nouvelle information. Il ne peut, pour ce faire, que se fonder sur ses propres modèles mentaux de lui-même et d’Archibald.
Soit cette information correspond à ces deux modèles, auquel cas elle est acceptée, soit elle entre en conflit avec l’un des deux. Si le conflit est avec l’Archibald modélisé, il est établi qu’Archibald a une vision de lui-même erronée et flatteuse, il est considéré comme prétentieux. Si le conflit est avec le Balthasar modélisé seulement, il l’est par le biais de la comparaison entre Archibald et Balthasar. Selon la fiabilité et la quantité des informations disponibles par ailleurs :
- Soit le modèle Balthasar est mis à jour en accord avec cette comparaison
- Soit la comparaison est mise à jour en accord avec les deux modèles
Dans ces deux derniers cas la comparaison peu flatteuse est acceptée.
Toutefois la présence d’une comparaison de personne à personne aura tendance à déclencher les mécanismes de protection de la perception de soi et à faire pencher la balance dans le sens d’une localisation de l’erreur au niveau d’Archibald.
Ce n’est toutefois qu’une tendance, pas une nécessité. Cela veut dire que quand une personne parle avantageusement d’elle-même, ceux qui écoutent risquent de rejeter le message plus souvent qu’il ne faudrait, mais cela n’arrivera pas si le message est reconnu comme vrai.
Même dans le cas où le discours provoque une comparaison entre locuteur et auditeur, l’auditeur peut donc considérer le locuteur comme prétentieux sans que la comparaison entre en ligne de compte : il suffit que l’image que le locuteur a de soi, telle que perçue par l’auditeur, ne corresponde pas à l’image possédée par l’auditeur du locuteur.
Et la comparaison évoquée plus haut peut aussi ne pas exister du tout si l’auditeur ne se sent pas concerné. En ce cas l’information évaluée concerne uniquement le locuteur (Archibald) et seule sa fausseté apparente mène à la conclusion qu’Archibald est prétentieux.
Donc non à mon sens
- toute évaluation d’une personne ne se fait pas dans le cadre d’une comparaison
Et
- même dans le cadre d’une comparaison, un locuteur peut être jugé comme prétentieux sans que l’auditeur ne se sente rabaissé.
Maintenant il reste à savoir dans quel cas tu te places. Pourquoi certaines personnes te considèrent-elles prétentieux ?
Il n’y a pas que ce décalage entre les images qui génère la prétention. En effet, tu peux avoir les moyens de te la péter, tout en te dispensant de décrire tes qualités toutes les secondes.
C’est une question d’équilibre dans le discours : j’ai des trucs positifs à raconter (à juste titre)sur moi, mais je ne suis pas obligé d’en parler pour ne pas gaver mon interlocuteur de mes exploits.
c’est là qu’intervient le point de vue émotionnel
Christophe, oui, je suis assez d’accord avec toi. Peut-être devrais-je corriger mon propos à présent, et être un peu moins tranchant, puisqu’il n’est plus besoin d’amorcer le débat. Je reprends certaines de tes idées, et certains de tes examples, et catégorise comme suivant :
1 – Un jugement de prétention objectif est possible :
a – Cela peut être une évaluation sans comparaison dans le cas d’un être humain idéalement indépendant (un Bouddha ?)
b – Cela peut être le cas lorsque le jugeur est un arbitre sans biais (un expert, en tant qu’arbitre, est chargé de juger la prétention des candidats dans son domaine d’expertise)
c – Autres cas ?
2 – Un jugement de prétention subjectif est possible :
a – Cela est possible parce dans le cas d’une comparaison, lorsque la balance penche du côté de l’autre personne, il y aura une tendance à corriger en notre faveur (mécanismes de protection de la perception de soi… les causes sont peut être biologiques ?) — ceci est mon propos initial
b – Cela est possible dans d’autre cas, lorsque le jugeur prend un parti par example (le copain de mon enfant est prétentieux)
Maintenant, nous ne sommes pas d’accord sur la fréquence de ces cas, et nous n’avons pas de données, voici une quantification de ma perception empirique :
1a – 0.001 %
1b – 4.999 %
1c – ?
2a – 85 %
2b – 10 %
Christophe, pour répondre à tes dernières curiosités : je pense que parfois, le jugement est justifié (1b / 1c). Cependant, je dirais que la plupart du temps, c’est du 2a.
Pourquoi certaines personnes me considèrent-elles comme prétentieux ? Je me permets d’être parfois très honnête dans mes discussions lorsque je suis proche avec une personne, et que je pense que je peux être honnête sur le sujet. Parfois, par example, j’émets un jugement négatif sur une propriété d’un groupe d’individu, dont fait partie mon locuteur (ex : une opinion à laquelle la personne adhère, un comportement que la personne a), c’est dans ces moments là que je me fais traiter de connnard prétentieux.
Après, je suis aussi parfois dans le cas du jugeur dans 2a.
Je ne comprends pas comment on peut te reprocher d’être prétentieux du fait que tu as émis un jugement négatif (dans ton exemple, le fond). Ne serait-ce pas plutôt un pb de forme ? (et à ce moment là on peut remplacer “jugement négatif” par n’importe quelle prise d’opinion de ta part pour rentrer dans ce cadre d’exemple)
(au fait, on écrit “exemple” en français, pas example)