Dans la catégorie “Un gros bordel”, écriture spontanée, pas de corrections, pas de censure du flot de pensée.
Ah, dans le temps, on apprenait tout par coeur, et on était bien meilleur. Combien de fois avons-nous entendu dire cela ? Combien de fois nous sommes-nous entendu dire cela, ou quelque chose de semblable ? Pour être honnête, je pense que je ne dis pas souvent ce genre de choses.
J’ai toujours été, depuis ma plus tendre jeunesse, un opposant au “par coeur”, au “à la con”, au “recracher ce qu’on a appris”… Petit, je détestais les poésies. Plus grand, je détestais faire 5 fois le même exercice. Et plus grand encore, je détestais faire semblant de faire des dissertations en histoire.
On en vient donc à l’histoire-géo, pour être honnête encore une fois, je n’ai jamais brilé en histoire-géo dans les grandes classes, j’ai eu des bonnes notes, c’est tout. Sauf au bac, j’ai eu 7. La matière me semblait tellement douloureuse : on devait commencer par apprendre par coeur des dates, des noms, des villes (par exemple, replacer toutes les villes de Russie sur une carte blanche, ouais !!), puis on avait un sujet ou on devait faire semblant de réfléchir sur un sujet qu’on avait appris par coeur (ça consistait à replacer les pièces d’un puzzle 1D).
Les partisans de la tradition me diront : il est obligatoire d’apprendre ce genre de choses aux jeunes, au risque d’avoir des incultes, des illettrés ! Suis-je un inculte ? Suis-je un illettré ? Je ne crois pas, et pourtant, j’oubliais tout ce que j’avais appris à la sortie du DS. D’autres me diront : le puzzle était en 2D, et je dois dire : oui, voire plus. Mais même, pour avoir 16, il suffisait de rester en 1D.
La période de ma scolarité où j’étais le meilleur, et où je pense que j’étais noté à ma valeur, c’était sûrement en école d’ingénieur. Pourquoi ? Parce qu’on avait le droit au poly, et parce que les partiels, le plus souvent, n’étaient pas bachotables.
Aujourd’hui encore, au taff, j’ai le droit au poly (internet), ce n’est pas bachotable (les problèmes sont originaux), et je pense que je m’en sors plutôt pas mal. Je pense aussi que c’est ce que l’on attend de moi.
Si ce que l’on attend d’un ingénieur (ou de toute autre personne exerçant une profession demandant de la réflexion), pourquoi ne forme-t-on pas les enfants à cela, plutôt que de leur faire apprendre des trucs par coeur ?
Certains me diront qu’on a, entre autre, formé mon esprit analytique à l’école, et qu’apprendre à réfléchir, en prenant un niveau d’abstraction supérieur, c’est aussi apprendre quelque chose par coeur. Je suis d’accord. Cependant, je ne réfléchis pas toujours comme on me l’a appris à l’école. Et vous pouvez le remarquer dans cette série de billet où je suis plutôt bordélique.
Je dis donc : mort au par coeur, privilégions la réflexion. Je dis : à l’heure du web, les enfants peuvent trouver l’information sur Internet.
Ca pue un peu comme billet, mais bon, c’est dans la catégorie “Un gros bordel”, je pe permets donc de publier. Et vous pourrez rebondir plus facilement.