Body expression from Laurent Tu on Vimeo.
Archive for November, 2008
Move mon body
November 30th, 2008Support Wikipedia
November 27th, 2008Testez vous
November 27th, 2008Toujours dans la série “Un gros bordel”.
Je fais partie des personnes curieuses. Toutefois, j’hésite à faire le test 23andme. Pour ceux qui ne savent pas, 23andme est une entreprise américaine qui vous permet de tester votre génome à distance. Ils vous envoient un test, vous faîtes des trucs avec votre salive (je crois), vous renvoyez l’échantillon, et ils vous disent si vous présentez des risques de maladies génétiques.
Louis a dit : “je ne ferai jamais ça”. Je crois qu’il entendait : “c’est un truc à te pourrir la vie”. Il vaut mieux vivre heureux dans l’ignorance, plutôt que de savoir, et vivre malheureux. Le background catholique du petit lui (Louis ?) interdit de vendre son âme au diable. Trève de sarcasmes et d’allusions pédantes (sans correction).
Lorsque je me pose moi même la question, je me dis que je n’ai pas forcément envie de savoir. Lorsque je me projette au moment de vérité, lorsque je recevrai la lettre ou que je consulterai mes résultats sur Internet, je suis sûr que je ressentirai la même chose qu’aux concours : “ceci va influencer le reste de ma vie, ça va être de la balle si c’est bon, mais ça va faire mal si ce n’est pas bon”.
Qu’est ce que je pourrais potentiellement apprendre ? L’heure de ma mort, comment je vais mourir, ou rien du tout. Examinons ces trois possibilités.
Si j’apprenais l’heure de ma mort, par exemple, je suis porteur d’un gène qui prédit à coup sûr une maladie génétique qui me donne 5 ans d’espérance de vie, est-ce une bonne chose, est-ce une mauvaise chose ? Ce pourrait être une mauvaise chose si cela me sappait le moral, et que je vivais en dépression jusqu’à la fin de ma vie. Je pense que je ne suis pas ce genre de personne, mais bon, je n’ai jamais été face à une telle situation non plus. Ce pourrait être une bonne chose, puisque c’est une fatalité, je profiterais de la vie au maximum : faire le tour du monde, faire tout ce dont j’ai envie de faire, faire un gosse (sans censure de la pensée). Ce serait une chance inouïe, profiter au maximum de ma vie pendant 5 ans plutôt que de vivre ordinairement.
Si j’apprenais la façon dont je mourrais : je suis porteur d’un gène qui me donne 50% de chance de cancer du foie. Je ferais attention à mon alimentation et mon mode de vie pour faire pencher la balance du bon côté, par contre, je vivrais dans la peur, ou plutôt contraint. Alors que si je ne le savais pas, je pourrais vivre plus librement, et peut-être qu’au bout du compte, je n’aurais pas eu de cancer du foie.
Si j’apprenais que mon génome ne contient pas de gène potentiellement dangereux (connu à ce jour), je vivrais plus tranquille, plus conscient de ma chance. Vivre plus tranquille n’est pas à prendre à la légère, parce que par opposition au moment où je saurai que j’ai peu de chance de succomber à une maladie génétique, je suis pour l’instant dans le noir, dans la peur.
Alors, la conclusion est simple : tout est pour que je fasse le test. C’est ainsi que je raisonne dans mon esprit cartésien. Mais ai-je oublié quelque chose ? Je suis sûr que la connaissance de ces résultats amélioreront mon existence, j’en suis sûr aujourd’hui, mais en serais-je sûr demain ? Ce dont je suis sûr, c’est que je me trompe (je sais que je ne sais pas) en croyant que je suis sûr. Réagirai-je de la même façon dans la réalité et sur le papier ? Je ne sais pas. Je n’en suis pas sûr. Et c’est pour cela que pour l’instant, je n’ai toujours pas fait le test 23andme.
PS (parce que c’est écrit sans correction): reformulé de manière scientifique, savoir que rien ne me guette (à la lumière des connaissances d’aujourd’hui) apporte de l’information.
Je me félicite d’être aussi prolifique ces trois derniers jours. Le format, les règles que je me suis imposées dans la catégorie “Un gros bordel” me donnent plus de liberté pour écrire. Du coup, je suis plus productif, du coup, la concordance des temps en a sûrement pris un coup. Pardonnez-moi chers immortels (j’ai expliqué à mes collègues avant hier que la langue française, après avoir été draftée par Vaugelas, était mise à jour par des gens qui s’appelaient les immortels, je ne leur ai pas dit qu’ils étaient plutôt connus sous le nom de l’académie française).
Via Ferrata 1 – 0 Laurent
November 26th, 2008Ce billet fait partie de la série “Un gros bordel”. Il est écrit sans correction, et sans censure dans le flot d’idées. J’ai écrit ce billet à de nombreuses reprises (deux) auparavant, mais je ne l’ai jamais publié.
La première fois que j’ai effectué une via ferrata, c’était avec Yves. Il m’avait emmené à la via ferrata de Crolles, classée ED, une des plus difficiles de France. A l’époque, je ne faisais pas d’escalade, et je n’avais jamais fait de via ferrata. C’est un parcours aseptisé, je ne peux échouer, je me disais.
Nous avons courru la marche d’approche en guise d’échauffement, j’ai posé le pied de travers, et ma cheville a chauffé, j’ai continué de courir. Je suis arrivé au pied de la voie. Yves m’explique comment on se sert des deux vaches. Je vois un gamin de 10 ans, je me dis que c’est facile.
Nous passons un panneau à la mémoire d’une personne ayant perdu la vie dans cette via ferrata. Il y a des risques. Je continue.
La progression est déversante, je continue. J’arrive au surplomb. Yves passe. Il m’attend et me donne des conseils. Je sors la tête du surplomb, j’entends “monte les pieds”, je monte le pied, et mon pied dérappe. Je me retrouve les deux bras suspendus à un barreau, les deux pieds dans le vide, il y a du gaz. Je donne un coup d’abdo, je remets le pied sur le barreau, et redescends.
Je me rends compte que je viens d’échapper à une chute dangereuse, c’était 5 mètres, plus le gaz. Je perds mes moyens. Je passe le bras dans le barreau. J’utilise une dégaine pour me construire une vache. Je dis à Yves que je veux redescendre.
“On ne peut pas, c’est déversant”. Je considère les options, on ne peut pas redescendre, je prends ce qu’il me reste de courage, vais à la rencontre du surplomb, sors la tête, me vache au barreau de sortie, et monte les pieds. Je continue l’ascension avec des bras en cottons.
Nous arrivons à une vire, un endroit plat, cette vire a la particularité d’être un renfoncement dans le rocher. Je me terre au fond de la grotte, je n’en peux plus. Deux personnes nous doublent à l’arrêt. Ce qui m’attend est le coup de grâce : l’échelle inversée. On monte sur cette échelle le dos à la paroi, face au gaz. Je ne peux pas.
Finalement, je peux, mais je regarde vers le haut, je ne peux admirer le vide, je ne peux admirer la vue sur la vallée. J’arrive au sommet de l’échelle, tend le pied vers la paroi, c’est fini. Je suis sauf.
La voie n’est plus déversante. Nous rencontrons encore une échelle inversée, celle ci ne donne pas sur 300 mètres de vide, je garde un peu de dignité. Nous arrivons en haut de la voie. Je suis exténué. Je me suis promis : jamais, jamais, je ne recommencerai.
Ceci est le récit d’une histoire vraie, elle s’est déroulée en 2005. Quelques mois plus tard, j’ai commencé l’escalade. En 2006, j’ai effectué ma première traversée en tête de cordée et mes premières grandes voies. Plus tard, j’ai refait cette via ferrata, c’était de la rigolade.
Où est la liberté ?
November 25th, 2008J’ai peut-être décidé d’écrire une nouvelle série de billets, même si je sens que ce premier billet sera le premier et le dernier billet. Je me suis aperçu que faute de pouvoir bloguer trop dur, je blogue trop facile. J’ai envie de bloguer beaucoup plus librement, sans correction, ou presque, les idées qui me passent par la tête, sans prêter trop de sens ni à la structure, ni à la cohérence des idées. Ca risque de devenir un gros bordel, mais puisque c’est déjà une grosse connerie, on ne risque pas grand chose.
La liberté, c’est quelque chose de tellement obèse que je n’ai pas envie de traiter de tout le sujet, je traiterai seulement de la liberté de mon point de vue, de ma personne.
J’ai perdu ma liberté sur le web. Depuis que je suis rentré dans la vie professionnelle, j’ai peur d’exprimer des opinions trop choquantes sur mon blog. Je vais peut-être continuer cette série de billets sur un blog anonyme. L’anonymat me permettra de m’exprimer librement, sans avoir peur qu’un collègue vienne lire mes propos, sans avoir peur qu’un ami s’offusque de mes propos, de ma manière de pensée, j’ai envie d’être honnête dans mon expression, je n’ai pas envie d’être contraint par le politiquement correct.
Je pense qu’une autre règle de cette série de billet sera de m’exprimer librement, honnêtement, sans mettre de barrière et de censure à ma pensée.
Lorsque je dis “depuis que je suis rentré dans la vie professionnelle”, je pense à ma vie d’adulte. Même si j’ai passé le cap des dix huit ans depuis déjà longtemps, je me considérais jusqu’à peu à l’abri du blâme des gens, ou plutôt, je croyais qu’ils me pardonneraient mes actions, et mes opinions, qui sont en fait des actions dans le monde des idées. Je me trompais. En embellissant les choses, je peux dire que j’étais sans peur. En étant plus objectif, j’étais naïf, j’étais dans l’erreur.
Une autre règle que je viens de décider est que lorsque je coucherai une idée sur le papier, je ne pourrai pas utiliser le retour en arrière pour effacer cette idée. C’est ce que j’appelle “sans correction”.
J’ai véritablement perdu une certaine liberté dans mes pensées parce que le web, déjà social, est devenu universel. J’évite de dire sur mon statut facebook que ce que je fais en ce moment même au taff est chiant, parce que mes collègues sont mes amis sur Facebook. Lorsque ma mère me demande de tenir un blog sur ma vie à Sydney, je ne lui donne pas l’adresse de ce blog, bien qu’il lui soit accessible, parce que je ne veux pas qu’elle lise ce même blog. Universel signifie que tout le monde, tout du moins dans le monde dans lequel je vis, utilise Internet, et peut accéder à tout ce qui est public.
Quelles sont les solutions ? Les paradigmes des réseaux sociaux (tels que Facebook) me permettent de restreindre l’accès à l’information que je publie à différents groupes. Bien que l’usage de ce genre d’outils est difficile, il me semble qu’il soit devenu inévitable. La difficulté réside dans l’interface d’utilisation, mais aussi dans le manque de granularité des outils. Par exemple, comment exprimer le fait que je ne veux pas que mes collègues voient mes photos où je suis tout bourré, alors que mes amis peuvent voir ce genre de photos, mais que certains de mes collègues sont mes amis, tout en gardant à l’esprit que mes collègues sont quand même mes amis dans un certain sens, ou plutôt jusqu’à un certain point. De plus, certains de ces collègues sont devenus des amis proches. Il se pose un problème lors de l’évolution des relations humaines. D’un point de vue plus général, si l’on considère que l’Internet est social, l’Internet est un réseau social. Quels sont les outils qui permettent de restreindre l’accès à l’information ? Les outils, tels que les mots de passes, les sites privés, les groupes, dont nous disposons sont trop primitifs : comment fais-je pour spécifier que ce blog s’adresse au monde entier, mais que je n’ai pas envie que mes parents le lisent (peut être qu’ils le lisent déjà). Peut-être me critiqueriez-vous ? “Pourquoi, cher Laurent, tu publies sur Internet, en sachant pertinemment que tout le monde peut accéder à ton blog, si tu n’as pas envie que tes parents y accèdent ?” Ceci ressemble étrangement à la vie réelle par opposition à l’internet (même si je considère que l’internet fait partie de la vie réelle) : vous n’avez pas les mêmes discussions avec des amis ou des inconnus, et avec vos parents. L’exemple des parents n’est qu’un exemple, ce que je viens de dire est, je pense, appliquable à n’importe quel ensemble d’individus.
Les règles que je me suis imposées me rendent beaucoup plus productif dans mon expression. Par contre, je ne suis pas sûr qu’elles soient beaucoup plus productives dans ma communication.
La liberté, je l’ai aussi perdue dans ma vie. Mais ai-je jamais été libre ? Lorsque j’étais étudiant, j’étais tenu de réussir mes études, même si je dois avouer que je n’ai presque jamais forcé. Lorsque j’étais en train de faire du vélo entre Chambéry et Agadir, j’étais contraint matériellement : trouver un endroit où vivre, trouver à manger. Par contre, j’étais beaucoup plus libre par rapport à la société. Aujourd’hui, j’ai un travail intéressant, que beaucoup de gens envient (je n’aurais peut être pas dû le dire, mais j’ai décidé d’être honnête dans ce que j’écrivais), je suis loin d’être contraint matériellement, par contre, j’ai une vie, et je ne peux pas l’abandonner du jour au lendemain. Je me suis rendu compte de cela lorsque je discutais vendredi soir avec un français qui gagnait des sous jusqu’à fin décembre, avant d’acheter un van pour faire le tour de l’Australie en janvier. Je l’a envié.
De la liberté, je n’en ai pas beaucoup en société. Je me considère plutôt comme une personne sociale. Souvent, j’apprécie l’interaction sociale. Parfois, je me sens contraint. Je me sens contraint parce que je suis totalement conscient de ce qu’il faut faire et ne pas faire, en société, vis à vis des gens (d’une manière générale, mais dans des domaines spécifiques, tels que la drague des jolies filles, je ne sais pas faire). Je considère que ceci n’est pas donné à tout le monde (et je le dis parce que j’ai envie d’être honnête, même si je considère que ce n’est peut être pas politiquement correct). Parler aux bonnes personnes, faire les bonnes blagues au bon moment, rire au bon moment, partir de la discussion au bon moment, relancer le sujet de conversation au bon moment, être d’accord ou ne pas être d’accord par souci de sociabilité, tout ceci, je sais plutôt bien le faire, mais cela me fatigue. Ce n’est que trop rarement que je faillis à ces règles de comportement en société pour parler aux gens que je considère intéressants, par opposition aux beautiful people. Rarement n’est pas le bon qualitificatif. Je ne le fais pas assez.
Je viens de relire ce que je viens d’écrire, et je suis assez content de moi. Même si ça manque de structuration, de précision, de modération à cause de la spontanéïté, je suis assez content du résultat. Je vous laisse commenter, critiquer, et me dire si vous aimez.
Movember
November 25th, 2008Où sont les spermatozoïdes ?
November 22nd, 2008Chers amis, la qualité de ce blog décroît de jour en jour, et il faut le sauver. Ainsi ai-je décidé de traiter d’un sujet plus grave qu’à mon habitude. Tourmente financière, recul des droits sociaux, mauvais goût ? Nous avons des outils: pouvoir d’achat, grève, beaujolais nouveau, et nous avons des leaders : Nicolas Sarkozy, Maxime Nguyen, Maxime Nguyen.
Pourtant, une crise plus grave se profile à l’horizon. La moitié originelle de chaque individu est en voie de disparition, paraîtrait-il. C’est pour cela que je me sentais le devoir de vous avertir tous, prenez des mesures :
- Aux jeunes gens abusant de la masturbation, stoppez net, conservez votre semence, elle se fait rare.
- Aux jeunes gens ne pouvant arrêter la masturbation, conservez votre semence dans le froid pour un usage futur (le bac à glaçon, ça ne marche pas).
- Aux jeunes couples attendant que la crise financière se dissipe avant de concevoir, n’attendez pas.
- Aux couples attendant une quelconque raison avant de concevoir un autre enfant, n’attendez pas.
- Aux collectionneurs, mettez vos spermatozoïdes sous verre.
- Aux entrepreneurs, produisez des spermatozoïdes, conservez les, et revendez les au prix fort pendant la crise.
Je me remercie de vous avoir fait prendre conscience de ce problème, et me félicite d’avoir traité d’un sujet grave. Chers amis, bonne journée.
Trucs puissants pour bash et vi
November 18th, 20081. Après avoir vu un mec faire des commandes supersoniques dans son shell, j’ai décidé de faire quelques recherches. Pendant des années, je l’ai ignoré : bash fonctionne par défaut en mode emacs (et c’est pour ça que ça pue), pour passer en mode vi, il y a :
$ set -o vi
C’est pas mal dans un .bashrc. Le mode edition (v) est trop puissant. Plus d’info ici.
2. Sinon, vous pouvez inspecter la liste des mappings de votre clavier avec :
$ bind -P
3. Je vous recommande aussi d’utiliser screen (même s’il n’y a pas de mode split vertical performant aujourd’hui).
4. Sous vim, le mode vertical est surpuissant :
:vertical new fichier
$ vim -O fichier1 fichier2
5. Je suis aussi à la recherche d’un mode tiling puissant pour Gnome, j’hésite encore à utiliser un gestionnaire de fenêtre full-tiling. Conseils ?

