J’ai quitté Chambéry, et j’ai dormi jusqu’à l’aéroport. J’ai quitté Lyon, et j’ai regardé par le hublot. Et je suis arrivé à Londres.
J’ai mangé mes derniers sandwichs anglais et j’ai pris l’avion. Dans l’avion pour Hong Kong, les hôtesses me parlaient en cantonnais. La dame à côté de moi aussi.
Dans l’aéroport à Hong Kong, un steward m’a collé un autocollant koala, sûrement pour me rappeler que je devais prendre l’avion pour Sydney.
Dans l’avion, je fais encore planter ma petite télé. Pépé et mémé à côté de moi n’arrivent pas à remplir leurs fiches d’arrivée en Australie. Je leur fais la traduction en espagnol. La dame à côté de moi me parle en mandarin. Elle échange sa place avec son tour leader. Elle ne parle pas bien anglais, mais ce n’est pas grave parce qu’elle est jolie.
A Sydney, je prends le train pour le centre. Je m’assois sur la place réservée aux handicapés, les gens me regardent bizarrement.
Je vais à la clinique faire la radio pour mon visa. La moche à l’accueil me méprise, la bonasse à la radio me dit “Please take off all your tops, but don’t be affraid, I won’t bite”.
A l’auberge de jeunesse, je prends une douche. Dans le dortoir, un peintre me montre une tortue psychédélique et une toile onirique. Pendant ma sieste, un irlandais vient me raconter qu’un mec est tombé de son lit la veille, je lui dis “it’s insane” et je me rendors.
Je sors et il fait nuit. Je mange un cheeseburger et je retourne me coucher.