Une grosse connerie

16 Apr, 2007

Apprentissage, compréhension et restitution

Posted by: Laurent Tu In: Réflexion naïve

photoDesert.png Bien le bonjour chers lecteurs. Je sais que je vous ai manqués et que vous n’avez pas eu beaucoup de mes nouvelles dernièrement. J’étais en vacances en Californie, et je suis revenu à Londres il y a un semaine, le même jour que celui où Jésus a ressuscité (comme quoi…).

Depuis, je révise, et donc, je ne blogue pas. Des rumeurs disent que je ne blogue pas parce que je suis un esthète du CSS et que la feuille de style de mon blog est pour l’instant assez commune, dans le sens le plus péjoratif qu’on peut lui donner. Il y a du vrai là dedans, mais la raison principale de mon silence est que j’avais commencé un billet qui traitait exhaustivement de mes dernières réflexions et lectures du portail psychologie de Wikipédia, et que je ne l’ai toujours pas fini. Cependant, c’est trop long et trop compliqué pour ma petite tête.

Je propose donc, à la place, de poster dans les jours qui viennent des petits billets sur quelques sujets se rapportant à Stargate, Lost et Entourage la cognition et d’autres thèmes associés. Attention cependant, je vais dire beaucoup de merde.

Puisque nous sommes en temps de guerre, comprenez par là en temps de révision. J’ai envie de parler de l’apprentissage. Plus on avance dans les études, plus on sèche les cours, plus on apprend vite et bien. Certains parlent de maturité, d’autres de mémoire plus efficace, et d’autres encore de capacité à saisir les concepts intrinsèquement, dans un contexte plus large, plus général, et plus unificateur. Je voudrais surtout parler de la maturité, et plus exactement encore de la conscience d’avoir bien appris un cours.

Mettons nous en situation, vous venez de finir de lire un cours. Qu’est ce qu’il peut arriver ? Voici mon avis :

  1. J’ai pas compris ce cours.
  2. J’ai pas compris ce cours, mais je l’ai appris par coeur (mémoire auditive, mémoire photographique, “j’ai appris les formules par coeur”…).
  3. J’ai compris ce cours : j’ai compris les liens logiques et la démarche.
  4. J’ai compris ce cours : le point précédent, et en plus, je suis capable de l’appliquer à des exemples
  5. J’ai compris ce cours : les deux points précédents au moment de la lecture, mais je ne me rappelle de plus rien du tout
  6. J’ai compris ce cours : les points 3, 4 et je me rappelle du cours

Comment vérifier que vous êtes dans un cas ou dans l’autre, autrement qu’en écoutant la petite voix qui dit “je suis confiant”, parce que la petite voix peut être biaisée, et parce que souvent, elle dit en même temps “on va au pub” (ou un truc dans le genre).

  1. Vous êtes dans ce cas quand vous n’êtes pas dans les autres cas.
  2. Vous êtes dans ce cas si vous vous rappelez des éléments du cours, mais qu’ils n’ont aucune signification pour vous.
  3. Vous êtes dans ce cas si vous êtes capable, à partir de la problématique du cours, de suivre un cheminement logique qui vous mènera aux résultats du cours. Vous devez aussi être capable d’avoir les idées des démonstrations.
  4. Vous êtes dans ce cas si vous êtes capable de faire les exercices
  5. Vous pouvez vérifier les deux points précédents, pour le point 3, vous n’êtes pas capable de retrouver un résultat instantanément, il vous faut faire une démarche mentale à partir de la problématique, pour le point 4, vous n’êtes pas capable de faire les exos sans une feuille de théorème.
  6. Vous êtes pouvez vérifier les points 3, 4, vous êtes capables de retrouver les résultats instantanément, et vous avez les théorèmes en tête quand vous faîtes les exercices.

Vient alors la restitution : que pouvez vous faire avec les différents niveaux de compréhension (attention, je n’implique pas que certaines compréhensions sont supérieures aux autres)

  1. Vous ne pouvez rien faire avec votre cours, sauf le mettre sur votre CV.
  2. Vous l’avez dans le cul si vous ne savez pas réfléchir, par contre, si vous savez réfléchir rapidement, vous pouvez vous en sortir en raisonnant sur votre mémoire une fois que vous êtes devant l’exercice. C’est ce qui arrive lorsqu’on vous fait faire des exercices pour comprendre le cours quand vous êtes petit.
  3. Vous êtes capables de faire des questions de cours, de prouver le cours, d’être prof.
  4. Vous êtes capables de faire un examen avec poly.
  5. Vous êtes capables de briller avec poly, mais vous ne maitrisez pas le domaine, vous ne pouvez pas faire beaucoup de liens avec les autres domaines que vous connaissez, parce que vous n’avez pas le cours en tête.
  6. Vous êtes capables de briller sans poly et vous êtes super rapide. Vous pouvez faire des liens avec d’autres domaines. Vous pouvez résoudre des problèmes originaux (jamais vus) avec vos connaissances.

Voici mon petit avis sur la question, j’ai rédigé ça vite, et je n’ai pas incorporé toutes les idées que voulais. Je vous laisse commenter, critiquer, exposer vos expériences, vos points de vue, etc… Je ne parle pas du processus d’apprentissage lui même : par exemple, comment fait-on pour comprendre un théorème ? Je garderai ça pour une autre fois.

About

Les opinions exprimées sur ce blog sont personnelles.

Ceci est le blog personnel de Laurent Tu. C'est une grosse connerie. Les billets marqués "Un gros bordel" sont des billets spontannés sans censure du flot de pensée, vous lisez donc à vos risques et périls.

Vous pouvez retrouver l'activité en ligne de Laurent sur FriendFeed:

Subscribe to me on FriendFeed