Archive for April, 2007

Elections présidentielles

April 25th, 2007

Je n’ai pas grand chose à dire sur les élections présidentielles, cependant, certains de mes lecteurs aiment donner leur avis sur mon blog. Alors, j’ai écrit ce billet pour leur donner un espace de discussion dans les commentaires. Comme quoi, je suis d’une infinie bonté.

Machine Learning et Bernard Werber

April 25th, 2007

Il est 20h29 à Londres, j’ai jusque 20h45 pour vous pondre un superbe billet, étant donné qu’à 20h45 le riz et le poisson panné seront cuits, donc prêts à manger. J’ai eu mon premier examen de Machine Learning aujourd’hui, ça s’est plutôt bien passé, à part le fait que j’ai écrit dans toutes les marges où il était écrit “leave this margin blank” (je m’en suis rendu compte à la fin).

Le sujet d’examen traitait entre autres de réseaux de neurones, et j’aimerais donc vous soumettre l’énoncé, ou pas. D’après ma courte expérience dans un TP de réseaux de neurones, il me semble que c’est de la grosse merde puisqu’on ne sait pas ce qu’il s’y passe. Cependant, c’est un formalisme puissant, puisque le cerveau humain fonctionne à peu près comme ça. Le problème est que l’on ne peut pas copier le cerveau humain dans une machine, et je vous passe l’explication, c’est à dire des considérations de complexité, parce que je pense que je ne sais pas faire.

Passons maintenant à Bernard Werber, dans “Les fourmis”, il nous dit qu’une fourmilière est composée de plusieurs castes : la reine, les mâles, les ouvrières, et d’autres castes plus spécialisées. Il évoque à un moment donné les fourmis citernes, ce sont en fait des fourmis qui sont élevées pour contenir de la nourriture. Les fourmis pensantes du roman trouvent cela révoltant, mais moi, ça m’a donné une idée.

Et on en revient donc au Machine Learning : si au lieu d’utiliser des humains pour produire de l’énergie comme dans Matrix, on utilisait des cerveaux humains pour faire des calculs, ce serait quand même super puissant non ? Je ne parle pas d’extraire un cerveau de mathématicien, le mettre en culture dans un liquide nourrissant, et lui donner des calculs à faire, puisque ça reviendrait trop cher, mais plutôt de cerveaux in-vitro qu’on entrainerait à base d’injection de glucose quand ils répondraient juste à une question.

Qu’en pensez vous ? (Il est 20:45)

Apprentissage, compréhension et restitution

April 16th, 2007

photoDesert.png Bien le bonjour chers lecteurs. Je sais que je vous ai manqués et que vous n’avez pas eu beaucoup de mes nouvelles dernièrement. J’étais en vacances en Californie, et je suis revenu à Londres il y a un semaine, le même jour que celui où Jésus a ressuscité (comme quoi…).

Depuis, je révise, et donc, je ne blogue pas. Des rumeurs disent que je ne blogue pas parce que je suis un esthète du CSS et que la feuille de style de mon blog est pour l’instant assez commune, dans le sens le plus péjoratif qu’on peut lui donner. Il y a du vrai là dedans, mais la raison principale de mon silence est que j’avais commencé un billet qui traitait exhaustivement de mes dernières réflexions et lectures du portail psychologie de Wikipédia, et que je ne l’ai toujours pas fini. Cependant, c’est trop long et trop compliqué pour ma petite tête.

Je propose donc, à la place, de poster dans les jours qui viennent des petits billets sur quelques sujets se rapportant à Stargate, Lost et Entourage la cognition et d’autres thèmes associés. Attention cependant, je vais dire beaucoup de merde.

Puisque nous sommes en temps de guerre, comprenez par là en temps de révision. J’ai envie de parler de l’apprentissage. Plus on avance dans les études, plus on sèche les cours, plus on apprend vite et bien. Certains parlent de maturité, d’autres de mémoire plus efficace, et d’autres encore de capacité à saisir les concepts intrinsèquement, dans un contexte plus large, plus général, et plus unificateur. Je voudrais surtout parler de la maturité, et plus exactement encore de la conscience d’avoir bien appris un cours.

Mettons nous en situation, vous venez de finir de lire un cours. Qu’est ce qu’il peut arriver ? Voici mon avis :

  1. J’ai pas compris ce cours.
  2. J’ai pas compris ce cours, mais je l’ai appris par coeur (mémoire auditive, mémoire photographique, “j’ai appris les formules par coeur”…).
  3. J’ai compris ce cours : j’ai compris les liens logiques et la démarche.
  4. J’ai compris ce cours : le point précédent, et en plus, je suis capable de l’appliquer à des exemples
  5. J’ai compris ce cours : les deux points précédents au moment de la lecture, mais je ne me rappelle de plus rien du tout
  6. J’ai compris ce cours : les points 3, 4 et je me rappelle du cours

Comment vérifier que vous êtes dans un cas ou dans l’autre, autrement qu’en écoutant la petite voix qui dit “je suis confiant”, parce que la petite voix peut être biaisée, et parce que souvent, elle dit en même temps “on va au pub” (ou un truc dans le genre).

  1. Vous êtes dans ce cas quand vous n’êtes pas dans les autres cas.
  2. Vous êtes dans ce cas si vous vous rappelez des éléments du cours, mais qu’ils n’ont aucune signification pour vous.
  3. Vous êtes dans ce cas si vous êtes capable, à partir de la problématique du cours, de suivre un cheminement logique qui vous mènera aux résultats du cours. Vous devez aussi être capable d’avoir les idées des démonstrations.
  4. Vous êtes dans ce cas si vous êtes capable de faire les exercices
  5. Vous pouvez vérifier les deux points précédents, pour le point 3, vous n’êtes pas capable de retrouver un résultat instantanément, il vous faut faire une démarche mentale à partir de la problématique, pour le point 4, vous n’êtes pas capable de faire les exos sans une feuille de théorème.
  6. Vous êtes pouvez vérifier les points 3, 4, vous êtes capables de retrouver les résultats instantanément, et vous avez les théorèmes en tête quand vous faîtes les exercices.

Vient alors la restitution : que pouvez vous faire avec les différents niveaux de compréhension (attention, je n’implique pas que certaines compréhensions sont supérieures aux autres)

  1. Vous ne pouvez rien faire avec votre cours, sauf le mettre sur votre CV.
  2. Vous l’avez dans le cul si vous ne savez pas réfléchir, par contre, si vous savez réfléchir rapidement, vous pouvez vous en sortir en raisonnant sur votre mémoire une fois que vous êtes devant l’exercice. C’est ce qui arrive lorsqu’on vous fait faire des exercices pour comprendre le cours quand vous êtes petit.
  3. Vous êtes capables de faire des questions de cours, de prouver le cours, d’être prof.
  4. Vous êtes capables de faire un examen avec poly.
  5. Vous êtes capables de briller avec poly, mais vous ne maitrisez pas le domaine, vous ne pouvez pas faire beaucoup de liens avec les autres domaines que vous connaissez, parce que vous n’avez pas le cours en tête.
  6. Vous êtes capables de briller sans poly et vous êtes super rapide. Vous pouvez faire des liens avec d’autres domaines. Vous pouvez résoudre des problèmes originaux (jamais vus) avec vos connaissances.

Voici mon petit avis sur la question, j’ai rédigé ça vite, et je n’ai pas incorporé toutes les idées que voulais. Je vous laisse commenter, critiquer, exposer vos expériences, vos points de vue, etc… Je ne parle pas du processus d’apprentissage lui même : par exemple, comment fait-on pour comprendre un théorème ? Je garderai ça pour une autre fois.