Archive for December, 2006

Joyeux Noël

December 24th, 2006

Chers blogo-lecteurs de mon blogorat, je sais que cette année, la mode est à “Joyeuse Nowyel”, mais je préfère la jouer old fashion, avec ce rébus qui m’a occupé 10 bonnes minutes (vive Google Images) :

Vers le rêve lucide contrôlé

December 20th, 2006

Différencier le rêve de la réalité n’est pas chose aisée. Ma théorie est que lorsque vous êtes en train de rêver, votre esprit n’est pas très critique. Cependant, il est possible de reconnaître le rêve lorsque les décors changent (ex: vous êtes en train debout en train de parler à une personne, et une seconde plus tard, vous êtes chez vous en train de prendre une douche), ou lorsque les situations ne sont pas très logiques (ex: vous vous attendez à ce que la situation s’explique par une raison normalement logique, mais en fait, c’est l’oncle de l’éléphant qui a fait un tour de magie qui fait que la maison a fait un backflip, avant de se transformer en hippopotame).

L’esprit entraîné sait reconnaître le rêve, et l’arrêter lorsque cela ne lui plaît pas. Ma technique est simple : j’ouvre les yeux, et je retrouve la réalité après un battement de quelques secondes. Le problème est aussi que lorsque je sais que je suis dans un rêve, et que le rêve est agréable (eg un rêve érotique), je vais l’arrêter par mégarde aussi.

Hier soir, cependant, j’ai expérimenté une situation bien étrange. Vous pouvez vous reporter au schéma ci dessous pour suivre l’histoire.

  • Dans un premier temps (1), je faisais un rêve pas très agréable. Je me suis rendu compte que la logique de la situation me dépassait, j’étais donc dans une situation de rêve.
  • J’ai essayé d’ouvrir les yeux pour revenir à la réalité. Je l’ai fait, j’ai vu une raie jaune verticale (2), c’était la porte de ma chambre.
  • Mais j’étais trop fatigué, donc je me suis rendormi (comme quand vous êtes en cours), et je me suis replongé dans mon rêve (1).
  • Vu que je suis un homme de volonté, je me suis fait violence, et je me suis reréveillé, et j’ai encore vu cette raie jaune (2). Après quelques calculs de probabilités (“est ce que cette situation est plausible”) je me suis dit : non, c’est encore un rêve, la raie jaune est plus grande que la porte.
  • Je me force donc à ouvrir les yeux, et je me retrouve dans ma chambre à Garden Hall (3), avec une porte coupe feu “Fire door, please keep shut” (presque aussi fameuse que le “Mind the gap”). Je me dis : enfin éveillé, tout va bien. Le problème, c’est que je me rends compte que je suis à poil, et qu’il n’y a pas de sas coupe feu dans ma chambre à imperial. Qui plus est, quand je me suis endormi, j’étais en France, à La Motte Servolex.
  • Je fais encore l’effort d’ouvrir les yeux, et me voilà dans une pièce toute de parquet et de lambris (4), je reconnais une chambre d’une de mes colocataires milanaises. Et là, je me dis, c’est un rêve. Je décide donc d’en profiter pour faire plier le monde à ma volonté. Je claque des doigts, les filles arrivent les unes après les autres, et me voici dans un rêve érotique sur mesure assez sympatoche ;) Franchement, je n’ai jamais eu de rêve lucide aussi contrôlé.
  • Le problème, c’est que je me suis réveillé un petit moment plus tard, dans ma chambre à La Motte Servolex. Cette fois ci, c’était bel et bien la réalité, dommage.

Qu’en conclure ? Est-il réellement nécessaire d’avoir un cheminement ainsi pour s’éveiller à la lucidité dans son monde onirique ? Les paliers de réveils n’étaient-ils pas simplement des décors/situations qui changeaient, plutôt que des rêves dans des rêves ? Ce sont des questions ouvertes auxquelles, je vous invite, chers lecteurs, à répondre en partageant vos expériences.

PS : Le rêve lucide, pour moi, c’est un rêve dans lequel on a conscience que l’on rêve, mais ce n’est pas pour autant qu’on le contrôle : c’est ce qui m’arrive le plus souvent. Le rêve lucide contrôlé, c’est le rêve où l’on a conscience que l’on rêve, et où l’on contrôle ce qui s’y passe.

Ca commence par un clin d’oeil

December 14th, 2006

C’est une histoire qui commence par un clin d’oeil.

Elle me tapote sur l’épaule. Je me retourne, et dans la folie des basses commerciales, quelques secondes passent avant que je comprenne ce qu’elle me veut. Elle, celle à qui j’avais lancé un clin d’oeil pour la drague, pour éveiller en elle le désir, dans le seul but de me faire remarquer par ses amies. Elle me montre son téléphone, elle écrit un message pour être sûr que je comprenne : “There is a party tomorrow at the O’Clan Corner, come with your friends”. Je note son numéro, et elle s’en va.

Le lendemain, à 18h, je reçois “Are you coming?”. Je ne sais pas, finalement, nous nous décidons pour un Tribute to the Red Hot Chili Peppers. La soirée passe, mais je ne pense avoir rien loupé du côté du texto non plus. Un dernier “You got me crazy” résonne dans le vide de mes souvenirs milanais, et je rentre lentement vers Hyde Park, me laissant acheminer jusqu’à ma résidence. Tiens, j’ai un nouveau message dans un très mauvais anglais qui dit “A friend of mine really fancy the German boy, hope to see you next week”.

Je suis perplexe. Est ce que c’est un prétexte à 3p pour me revoir ? Je pense qu’elle a bien compris que je n’étais pas trop intéressé. Et puis, je pense qu’on va bien se marrer, alors, même si j’ai conscience que je n’étais pas censé en parler à mes collègues allemands, je leurs fait suivre le message. Le lendemain, un d’eux, complètement au taquet, me propose d’organiser une rencontre.

Je suis un ange, Cupidon. Being Celestina is not easy, écrit-elle. Cependant, oeuvrer pour le bonheur de mon prochain est ma raison première de vivre, alors je me décarcasse pour proposer une soirée au Swan. Par contre, je ne pourrai pas assister aux festivités, c’est pourquoi je lui envoie un message avec le numéro des allemands, lui expliquant qu’un de mes collègues est en ce moment à Londres pour me rendre visite.

“Ok, but I want to invite you and your friends to eat in the restaurant where I am the chef”.

J’apprends en soirée que la rencontre que j’avais préparée préparée n’a finalement pas eu lieu. Par contre, il a été convenu que nous mangerons ensemble dimanche soir, à Covent Garden Kitchen.

Affaire à suivre…

Quand on est à l’arrache

December 11th, 2006

2:37 am, nous entrons dans la chambre de Nico, et son collocataire a l’air d’avoir un peu de mal avec sa couverture.

  • Sorry R*****, were you sleeping ?
  • No, it’s ok (avec l’accent espagnol).
  • Bon, et bien, qu’est ce qu’on fait ? On reste ici boire des canons ?
  • Non, non, prends juste les verres, me dit Nico.
  • Oui, il doit vouloir dormir.

Nico et Louis sortent de la chambre, ils m’attendent.

  • Qu’est ce tu cherches encore Laurent ?
  • Ben, je ne suis pas sûr d’avoir tous mes verres.

Nico, impatient, vient m’aider.

  • Bon, et bien je crois que tu as tout.
  • Ok, on y va alors, buona noce.
  • Do you want me to switch off the light, dit Nico avant de fermer la porte.
  • No, it’s ok (avec l’accent espagnol).

Alors que je descends les escaliers vers ma chambre :

  • Au fait, t’étais au courant que y’avait une fille sous sa couverture ?
  • Ahhh ?