Archive for June, 2006

Comment se protéger des moustiques

June 30th, 2006

J’avais pris des photos du soleil, et je voulais en faire un billet. Mais puisqu’on parle soleil, je préfère parler été, et si je parle été, je préfère parler moustiques (superbe introduction). Pourquoi m’intéresse-je si soudainement aux moustiques ? C’est très simple, ils sont super virulents à Milan. Genre, pendant la nuit, si je reste 2/3 minutes à côté d’une source de lumière, j’ai toutes les chances de me faire piquer au moins 4/5 fois. Comment s’en protéger ?

Technique no 1 : tuer le mal à la source
Le premier qui me parle d’oeuf et de poule, j’appelle Poussin, et qui sait ce que Poussin pourrait lui faire. Toujours est-il, pour s’attaquer à la source, il faut pour moi s’attaquer aux larves. Les collectivités proposent assez souvent un traitement des eaux stagnantes l’été : en effet, les moustiques n’auront pas d’endroit pour pondre, et ils prolifèreront moins. Il y a aussi une autre méthode, qui consiste à les prendre au pièges, et à faire en sorte à ce qu’ils ne prolifèrent pas dans des points d’eau qui auraient échappé au traitement anti-moustique : leur mettre à disposition une grande quantité d’eau stagnante, attendre qu’ils pondent, et cela fait, tuer les larves. Oui, c’est machiavélique.

Technique no 2 : mieux vaut prévenir que guérir
Il est aussi très intelligent de ne pas s’exposer aux heures de piqûres : éviter d’allumer la lumière la nuit, et porter des vêtements couvrants.

Technique no 3 : les empoisonner
Les gens modernes me diront : il suffit d’utiliser un anti-moustique qui se branche sur une prise électrique. En effet : il est possible d’utiliser un insecticide à base de DEET (au moins 75%, parait-il, pour que ce soit efficace). Les techniques telles que le bracelet brésilien, les incantations magiques et les anti-moustiques à ultra-son : il parait que ça ne marche pas.

Technique no 4 : s’empoisonner
Les moustiques sont plutôt attirés par certaines personnes. Ils se basent sur la teneur en CO2 et de certains acides gras de votre sang, ils sont alors attirés par les odeurs amoniaquées de la transpiration de la personne qui présente les bonnes caractéristiques. Il y a donc possibilité de ne pas se faire piquer en ne respirant pas, ou en ne synthétisant pas certains acides gras (je vous expliquerai comment dans un autre billet). Il y a aussi une autre méthode : absorber des substances pour rendre votre transpiration non attirante pour les moustiques. J’ai tout récemment appris que certaines personnes que je connaissais absorbaient de la vitamine B tous les jours, afin de ne pas se faire piquer, et à ce qu’il parait, ça marche pas mal !!! Mais c’est à vos risques et périls.

Vous voilà armés contre les moustiques, bien sûr, si vous voulez en savoir plus, allez sur wikipedia, ou allez voir chez Google si j’y suis (et j’y serai) : d’ailleurs, les stagiaires comme moi doivent prendre en compte les requêtes des utilisateurs, les taper dans yahoo, et restituer les résultats aux utilisateurs, mais cela est une autre histoire, et cette blague n’est pas marrante.

Lire au nid des mots

June 23rd, 2006

Malgré toutes les avancées en termes de communication que propose internet, les pratiques épistolaires, malgré qu’elles sont archaïques, subsistent. Le chat en est un exemple. Il ne permet pas de transcrire le ton et le poids des paroles (du moins, facilement). De plus, même en face de votre interlocuteur, il n’est pas évident de savoir jusqu’à quel degré d’ironie vont ses propos. Toutefois, le chat a ses avantages, son texte, dénué de son âme, peut être interprété et se faire interpréter de la manière qui arrange le plus les interlocuteurs.

Mais trêve de bavardages, je vous propose une illustration à cela avec la transcription de la conversation que j’ai eue avec l’ami Endive tout à l’heure. Ne soyez pas choqués par la conversation (que ce soit les mots, le niveau, le contenu ou les répliques) : là est la réalité, du moins, en partie.



(Oublié dans le screenshotage)
18:58:58 Laurent: mwhahhahha, t’as tes règles




Et j’aurai finalement bloggué.

Le hasard et les gens sympas

June 15th, 2006

Le hasard fait bien les choses. Hier par exemple, je voulais prendre une canette de Coca au distributeur. Et là, surgit un collègue qui me dit : “La machine ne marche pas, j’ai entendu des gens qui pestaient contre”. Alors, je le remercie, et je m’en vais dans l’autre bâtiment, et là : je m’aperçois, par le grand Shai-Hulud, qu’il n’y avait qu’un distributeur de café. L’autre distributeur se situait en fait dans un bâtiment encore plus éloigné. Puisque je suis un fainéant, je suis retourné à la première machine à canette, et j’ai quand même mis la pièce (le manque de coca peut vous faire prendre des risques inconsidérés), et ô magie : il tombe deux canettes ! Et un de mes potes a gagné une canette.

  • C’est tout comme pour mon stage que je vais effectuer à Milan cet été : c’était par le plus grand des hasards que je m’étais assis à côté d’un pote allemand qui n’était pas encore mon pote à l’époque, on a sympathisé, et puis op, un petit piston.
  • C’est comme ma recherche d’appartement à Milan aussi. Par hasard, je vais aux relations internationales de l’Ensimag pour mon année à Londres, et j’en touche un mot à la gentille dame, qui envoie ni une ni deux, quelques mails à ses collègues milanaises, et op une résidence, et un appart.
  • C’est comme tous les italiens de l’Ensimag que je croise tous en ce moment, et op, ils en parlent à leurs collègues et m’envoient un mail.
  • C’est comme encore le voisin d’un pote que j’aidais à déménager aujourd’hui, je le croise par hasard dans les escaliers, j’essaie de me remémorer son nom qu’il m’avait crié dans l’oreille dans une soirée arrosée 3 mois auparavant, et je lui dis : “Tiens, c’est pas toi le voisin américain de Romain qui a une copine milanaise ?”. Il me répond “Si, si”, et op “Je recherche un appartement, bla bla bla”.
  • C’est comme cette fille que j’ai essayé de draguer, elle m’envoie un texto pour me dire “Tiens, j’ai un site pour toi pour un appart à Milan”.
  • Et c’est tout comme encore je me remémore la connaissance d’un vieux collègue de lycée qui était à la Bocconi à Milan, un coup de téléphone, et op, on se rencontre ce we pour parler appart et vie à Milan !

Comme quoi, le plus important dans la vie, c’est de connaître et de rencontrer des gens sympas, si vous voulez que le hasard fasse bien les choses.

Au fil du texto

June 10th, 2006

À nouveaux outils, nouvelles utilisations,
Téléphone, télécopieur, telle est notre époque,
Sans oublier l’avénement de cette coque,
Qui révolutionna les communications.

Justement à ce propos, que dois-je choisir
Entre la restitution de son haut parleur,
Et la restitution de sa voix intérieure,
Pour évoquer l’impatience de mon désir.

Il est la voix qui appelera mon courage,
Ou le lâche texto qui apparait plus sage.
Elle ne pourra refuser mon invitation,

Si jamais je la formule de vive voix,
Alors que le texto lui laisse réflexion,
Et liberté pour faire comme elle le voit.

Le langage des fleurs

June 8th, 2006

Puisque je ne suis pas un spécialiste du langage des fleurs, je peux vous en parler librement. Vous remarquerez d’ailleurs que je ne parle jamais des choses dont je suis pas spécialiste, parce que ce n’est pas intéressant, parce que je ne peux pas raconter des conneries, parce que je trouve cela trivial, et parce qu’il n’y a pas vraiment de domaine dans lequel je suis spécialiste.

Dans ce premier opus de la symbolique des fleurs, je me contenterai donc, comme à l’accoutumée, de recopier Wikipedia.

  • La rose rouge signifie l’amour passioné.
  • La rose jaune signifie l’infidélité. (il y a d’autres interprétations)
  • La rose blanche signifie la pureté, le raffinement.
  • La rose rose signifie l’amour véritable.

Bref, c’est super cool. Mais bon, c’était juste l’occasion pour moi de ressortir une vieille anim flash, retrouvée dans un de mes vieux sites, que j’avais faite quand j’étais petit et amoureux (la personne se reconnaîtra). A la base, ce n’était pas disposé à l’expo, mais disons que les choses changent.

C’est joli hein ? :p

Connais-toi toi-même

June 1st, 2006

En ce moment, je ne suis pas en vacances, mais je n’ai presque plus rien à faire. C’est dans ce genre de période où je dors 12 heures par jour que je pète le feu, et qu’avant de m’endormir, je réfléchis pendant des heures et des heures. En parcourant ce terrain de jeu immense qu’est mon esprit, je me suis rendu compte de plusieurs choses qui m’ont amenées à la conclusion suivante : l’introspection est une activité non triviale.

Une barrière psychologique ?
Déjà, je me suis aperçu d’une chose : l’esprit met consciemment en place des barrières psychologiques que l’on connaît mais que l’on ne franchit pas. Par exemple, si vous êtes une personne normale : imaginez vos parents en train de faire l’amour. Vous êtes capables de penser la phrase abstraite “mes parents font l’amour”, vous comprenez la signification de cette phrase, par contre, vous vous empêchez de construire une image mentale de la chose, comme vous pourriez vous construire l’image mentale de vous dans les bras d’un sex symbol quelconque. Vous êtes conscient de la barrière psychologique, vous savez que vous êtes capables de la faire tomber, mais vous ne le faites pas. Il existe d’autres exemples : pour une personne hétéro, il est difficile de s’imaginer gay (dans le sens, se construire détail par détail une journée d’une personne gay), pour une personne gay, il est difficile de s’imaginer hétéro, et pour une personne normalement constituée, il est difficile de s’imaginer zoophile. Que doit-on faire de ces barrières mentales, doit-on les conserver tel quel, ou doit-on s’en affranchir pour devenir un individu à la pensée libre et libérée, pour être un meilleur humain ou au moins un humain plus accompli ?

Le son
Après, il y a d’autres choses : pour moi qui suis non musicien, il m’est difficile de me chanter une chanson dans la tête lorsque j’écoute une autre chanson. De même, parfois, je garde une chanson en tête toute la journée alors que je pense à autre chose. Plus fort encore, je me suis aperçu que je pouvais me chanter une chanson dans la tête, et que je pouvais aussi entendre, lorsque je connaissais cette chanson, tous les instruments qui jouaient derrière (enfin, je pense). Par contre, je ne peux pas accéder en lecture aléatoire à une chanson, comme je le ferais avec le curseur de mon player de musique favori (Amarok, pour la provoque, et parce que ça rime), de même, je ne peux pas me chanter la chanson précisément lorsqu’un un instrument commence à jouer (ex : chante la chanson à partir du moment où le violon démarre). Il est donc super compliqué d’accéder aléatoirement à ses connaissances.

La vision
Il y a aussi l’illusion d’optique, et tout ce qui concerne la vision. Christophe a montré sur son blog qu’il était difficile, même avec concentration, de visualiser certaines choses. De même, je sais que dans mon esprit, il m’est parfois impossible d’imaginer précisément le visage d’une personne que je connais, alors même que je pourrais la reconnaître.

La métacognition
Encore un autre truc : la métacognition. Si j’ai bien compris, ce sont les processus psychologiques qui nous permettent d’évaluer nos connaissances. Comme dirait Wikipedia, c’est une sorte de récursivité du savoir, et Confucius disait : « Veux-tu que je t’enseigne le moyen d’arriver à la connaissance ? Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas, savoir qu’on ne le sait pas : c’est savoir véritablement. ». Clairement, c’est quelque chose que l’on ne fait pas spontanément.

Je sais que j’évaluais les connaissances que je devais apprendre par coeur avec la récitation (enfin, quand j’étais petit, après j’utilisais l’enchaînement logique). Je sais que pour les matières autres que l’histoire et la géographie donc, je n’ai fait d’effort conscient d’évaluation de ma connaissance qu’à partir d’un certain âge. C’était en l’occurrence en 1ère pour les oraux du bac de Français pour les matières de type non scientifique. Pour les matières scientifiques, j’ai commencé à rationaliser mon apprentissage en fin de 1ère année de classe préparatoire pour les maths, et en 2ème année pour la physique. Avant, je fonctionnais au feeling pour savoir si j’avais compris ou pas. Aujourd’hui, lorsque je suis confronté à une nouvelle connaissance de type scientifique, je sais au feeling si je l’ai comprise ou non. Si je veux en être sûr, j’utilise le pannel de processus de métacognition formalisés que j’ai à ma disposition : refaire le cheminement de l’introduction de la notion, reformuler, refaire la preuve, regarder à quoi cela correspond dans le monde réel, regarder comment cela pourrait s’appliquer à des exemples réels. Par contre, c’est long, et ça prend du temps, et souvent, je me fie au feeling. Le plus marrant, c’est que le feeling, ça marche souvent, mais que je ne sais pas comment ça fonctionne dans mon esprit. Encore un mystère à percer pour se connaître soi-même.

La peur
Pour finir, je parlerai de la peur. Comment expliquer une peur ? Par exemple, j’ai peur de tomber en escalade alors que je sais que je suis attaché à une corde, et que je vais au pire me faire un bleu. Par exemple, quand je rentre fatigué la nuit en voiture sous une pluie battante avec du brouillard sur une route de montagne, je me dis que je flipperais ma race si je rencontrais la dame blanche (donc, j’ai peur), alors que je sais que la dame blanche, elle n’existe pas. Une autre chose encore, c’est que je suis capable de générer dans mon esprit (à partir de l’expérience ?) des images qui me font peur, 15 fois plus que les films d’horreurs les plus réussis, mais rassurez vous, je ne m’amuse pas à le faire souvent. Mon esprit saurait-il ce qui lui fait peur ?

Conclusion
Bref, vous l’aurez compris, je ne sais pas comment fonctionne mon esprit, et je n’arrive pas à le maîtriser complètement. C’est fou, hein ?