Introduction
Je pourrais vous parler du tic et vous parler du temps s’écoulant et toujours s’accélérant. Cependant, je vous exposerai ma pensée sur l’écoulement du temps une autre fois. Seb vous aurait aussi parlé de tiques. Sauf qu’aujourd’hui, je vais vous parler des tics en tant que “désordre psychique” (est-ce le terme adéquat ?).
Présentation du tic
Qu’est ce qu’un tic ? Les tics sont des mouvements ou des sons involontaires, répétitifs, non rythmés et stéréotypés (j’ai trouvé ça sur Wikipedia). Un tic très courant est par exemple le clignement d’yeux, ou le raclement de la gorge. Le tic est incontrôlable, cependant, on peut le faire disparaître momentanément. Maintenant, j’imagine que vous savez ce que c’est, parce que vous avez déjà vu des gens ayant (eu) des tics, ou parce que vous êtes vous même un serial-ticker.
Mon expérience personnelle
Moi même, j’ai eu certains tics : le clignement d’yeux, l’étirement de la mâchoire, des mouvements bizarres avec mes doigts, certains sons … Et pour tout vous dire, ils réapparaissent parfois, mais je me fais violence et ils disparaissent. Quand j’étais petit, c’est ma mère qui me disait de me faire violence (au sens propre du terme) : j’étais censé me mettre une baffe à chaque fois que je produisais mon tic. Le problème, c’est que j’étais malin, dès que ma mère avait le dos tourné, je ne me mettais pas de baffe, et quand elle me voyait faire mon tic (je pense que tiquer veut dire autre chose), je me mettais une baffe, que j’esquivais tel un maître de la cascade en même temps. Pour tout vous dire : ça n’a jamais marché. De toutes façons, cela ne m’avait jamais vraiment dérangé puisque plusieurs de mes camarades avaient des tics encore pires que moi.
L’explication scientifique
Il parait que le tic, c’est grave et que ça peut vous faire rater votre vie. Pour sûr ! (Comme dirait le gros débile dont j’ai oublié le nom dans Des Souris et des Hommes) Il parait aussi que les tics ont pour cause le stress, l’anxiété… Peut être.
Ma théorie : une expérience
Cependant, moi je pense que le tic est quelque chose à laquelle on se laisse aller naturellement si on ne se fait pas violence. C’est comme se gratter. Faites l’expérience : concentrez vous sur votre corps et plus particulièrement sur votre peau, et bien au bout de quelques secondes, vous sentirez qu’il y a au moins un endroit (que ce soit derrière l’omoplate, ou sous le pied…) qui vous démangera. Alors, si vous vous laissez aller, vous allez vous gratter à cet endroit, et plus vous vous gratterez, plus “ça grattera”. Mais à chaque fois, c’est tellement bon que l’on continue. Quand s’arrête-t-on alors ? Quand on se gratte jusqu’au sang, ou quand on s’arrête parce qu’on sait que si on continue on va se gratter jusqu’au sang.
Ma théorie : mon expérience
Le tic est quelque chose qui nous fait du bien. Si on s’arrête de le faire volontairement, on se fait du mal. Si, si. Personnellement, tous mes tics ont pour effet de titiller un nerf (c’est donc physique). L’étirement de la mâchoire pour tendre les muscles des joues (je pense que c’est les muscles des joues), le clignement des yeux pour les muscles des paupières, les mouvements bizarres avec les doigts pour les muscles que cela fait bouger, le semi-raclement de gorge pour faire vibrer quelque chose entre la cavité nasale et le nasolarynx (j’ai regardé sur une planche anatomique, et je pense que c’est plus près du nasolarynx). Quand j’étais petit, je ne me l’étais / je ne l’avais jamais avoué : l’exécution du tic est réellement équivalente à “se gratter” : ça soulage, et c’est tellement bon !
Ma théorie : le remède
Que peut-on y faire ? C’est le genre de truc que même si vous arrivez à l’arrêter, il revient tout seul (sans que l’on y pense). C’est comme lorsque vous contrôlez votre respiration. Une fois parvenu à contrôler consciemment votre respiration vous avez du mal à retourner en mode normal (c’est à dire : inconscient). Cependant, à un moment donné, vous y êtes retourné, et vous ne vous êtes pas aperçu du moment où cela s’est passé (parce que si vous vous en êtes aperçu, c’est que vous aviez conscience de votre respiration à ce moment là, et que donc, vous n’avez pas pu retourner en mode inconscient). Comment faire alors ? Il faut l’éradiquer inconsciemment ! Facile hein ? Peut-être avoir d’autres choses auxquelles penser peut éradiquer le tic ? (Je dis ça, parce que dans les moments où mon cerveau ne fonctionne pas, mes tics reviennent : genre quand je suis dans une montée de col soutenue en vélo)
Ma théorie : conclusion
Le tic est pour moi totalement connecté aux perceptions de mon corps. J’en déduis donc qu’une bonne thérapie pour l’élimination du tic est de rechercher la raison pour laquelle on le produit.
La partie intéressante ?
Non, pas de filles nues dans ce billet.
