14 Mar, 2006
Voir et avoir peur : des barbapapas et des cauchemars
Posted by: Laurent Tu In: Réflexion naïve
Introduction (très très chiante)
Il parait que le 20ème siècle fut celui de l’information. Celle ci fut accessible au plus grand nombre, grâce notamment à la télévision et à l’Internet. La télévision est complètement passée dans les moeurs. Puisqu’elle est devenue un objet de consommation banal et démocratisé, mais puisqu’elle est devenue un outil tellement puissant, des organismes gouvernementaux ont décidé de la contrôler. Le contrôle s’exerce à différents niveaux, et il s’agit notamment de ne point heurter la sensibilité des gens. Plus généralement, ce contrôle protège le téléspectateur, et en particulier l’enfant. C’est pour cela que les têtes pensantes de notre nation ont élaboré un classement des programmes télévisés. Certains programmes sont classés d’un triangle vert, d’autres d’un carré rouge, et certains encore d’une croix violette. Ne me demandez pas ce qu’est la croix violette, je n’en ai jamais vue encore. Par contre, certains programmes ont été complètement interdits à la diffusion, un exemple en est Dragon Ball Z, qui fut supprimé du club Dorothée pour cause de violence excessive.
Problématique (vous pouvez commencer ici)
(Comme dirait Christophe,) je me gausse : on met des triangles devant les films de Rambo, on supprime Dragon Ball Z, mais on diffuse les Barbapapas ?!!!
Le barbapapa
Le barbapapa est une créature démoniaque, forgée par le Malin. Il a été envoyé sur Terre dans le seul but de terroriser les enfants. Le barbapapa est vil, le barbapapa est vicieux, tout son être et toute son essence sont conçus dans un seul but : évoquer l’effroi chez le téléspectateur humain. Malgré ses courbes polynomiales et malgré ses couleurs vives, le barbapapa est physiquement répugnant : il est informe, mou, mais pourtant, il tient debout sous l’induction d’une force maléfique. Le barbapapa aime faire peur : il se contorsionne, se déforme, et se désosse pour être plus horrible encore. Il est élastique à l’infini, s’étire entre les coins du téléviseur et tente d’envahir le salon. Même si on voulait le découper, le briser, et le tuer dans notre esprit, on ne pourrait pas. Il revient sans cesse à l’attaque. Son volume insécable se reforme à l’infini, comme s’il était intouchable.
Il ne répond à aucune injonction, inhibe la télécommande, et nous nargue depuis son bocal. Les grandes personnes ne voient pas son côté maléfique, seuls les enfants doués d’une aura magique peuvent le percevoir. Alors, ces grandes personnes obligent les petits enfants à regarder les Barbapapas. Et les petits enfants font des cauchemars.
Le cauchemar du barbapapa
Le barbapapa immortel qui se reforme à l’infini, couleur rose bonbon, qui fond sur vous, vous étouffe, et qui prend des formes et des couleurs ahurissantes fut une source de cauchemar de ma jeunesse. J’ai toujours eu envie d’en prendre un et de le tuer, mais il s’en sort toujours indemne : il n’a même pas une égratignure, il repousse, se reforme, et me regarde avec ses mêmes yeux vicieux.
Il faut interdire les barbapapas
Il n’y pas une chose plus horrible encore, et je suis sûr que d’autres que moi ont éprouvé le même sentiment. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me le faire savoir, on pourrait signer une pétition, faire grève, et bloquer l’entrée des universités. Comme ça, on manifesterait notre mécontentement, et on montrerait combien nous sommes choqués de l’irresponsabilité, de l’égoïsme et de la bêtise des créateurs de ce dessin animé.
Conclusion
Je crois que pour conjurer le sort, je vais être obligé de faire une animation flash ou l’on voit un bon barbapapa. Un bon barbapapa est un barbapapa mort, dissous dans un acide couleur vert fluo que j’inventerai virtuellement pour l’occasion. Je suis sûr que l’animation “défoulez vous sur un barbapapa” marcherait du tonnerre.

