Puisque je n’ai plus matière à écrire sur ma vie privée en ce moment[1], je varie les plaisirs, et je vous propose une super réflexion, le genre de réflexion que l’on se fait quand on n’a rien d’autre à faire. Mais rassurez-vous, avant, j’ai travaillé : j’ai codé, j’ai rempli des dossiers, et j’ai écrit des lettres de motivations …
À l’ordre du jour (qui n’est plus très diurne[2], et plutôt nocturne) : ai-je une âme ? Ne rigolez pas, Christophe et Maxime l’ont déjà fait pour vous : ils trouvent absurde que je croie avoir une âme dans un cadre non scientifique seulement.
Gnein (à prononcer avec un accent de yak) ? K’ment (à prononcer avec l’accent de Michel D.) ? Kestu racontes (à prononcer de la manière la plus débile que vous pouvez) ? Oui, dans un cadre scientifique, que suis-je ?
- une onde électromagnétique
- un assemblage de quarks
- une construction d’atomes[3]
- un peu de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et d’azote, avec par ci par là quelques sels minéraux
- un amas d’acides aminés synthétisé à partir d’une double hélice d’ADN, fruit de la sélection darwinienne
- un regroupement de cellules communicantes
- de la chaire, des os, des organes et accessoirement un système nerveux
- mon imagination
Bref, je ne suis rien, je ne suis qu’une coquille vide, une machine montée sur pattes, un corps, qui, lorsque je mourrai, deviendra cendres, cendres qui nourriront la terre et qui se transformeront en humus. Ce même humus nourrira une graine et fera pousser une plante, qui à son tour produira d’autres graines, lesquelles seront mangées par un poulet, un chat, ou un chien (puisqu’il parait que les chats et les chiens sont des espèces de poulet, je comprends d’ailleurs mieux pourquoi les chinois[4], et d’autres peuples, les mangent).
Cependant, tout bon scientifique et tout bon cartésien que je suis : je n’y crois pas. C’est du pipeau scientifique. Simplement, je dirais que mes confrères scientifiques ne sont pas encore capable de comprendre la véritable essence de notre espèce (Stargate et Daniel Jackson ont pourtant démontré que l’on pouvait élever son âme à un niveau de conscience supérieure) : nous sommes des êtres privilégiés car doués d’une âme.
Je suis bouddhiste croyant. Tous les matins, je fais ma prière aux différentes divinités, et naturellement, je me souhaite plein de choses biens (non, je ne suis pas du tout égoïste). Et par là même, je crois en la réincarnation. Lorsque je mourrai, je serai jugé, et mon âme sera réincarnée selon les actions de ma vie antérieure en humain, en chien, en porc (possibilité de devenir une saucisse Knacki), en poulet (possibilité de devenir un cordon bleu père dodu), en blatte (possibilité d’être disséqué), ou en mouche à merde.
Ce serait bête de finir en mouche à merde, ou même de finir en autre chose qu’en humain, ou en moi-même. Alors, par réaction quasi pavlovienne, humain que je suis, je me conduis bien. Mais là n’est pas la finalité. La finalité, c’est d’élever son âme, pour aller plus loin encore, et se délivrer du cycle des réincarnations.
C’est pour ça que je suis pur esprit, qui diverge à l’infini, à la recherche de la vérité, dans les méandres de la théorie choucrouto-cordale, pour enfin pouvoir accéder à l’éveil. Je suis au dessus de toute considération matérielle (à part le bien-être, le confort et l’argent bien sûr), je suis détaché de la nature (surtout lorsque je saute à pieds joints), et je pratique l’humour.
La question que je me pose alors est : “Pourquoi est ce que mon âme rigolerait-elle à des blagues, qui souvent, il faut le dire, sont d’un niveau assez terre à terre ?”. Y-aurait il une faille dans mon exposé ? Ma foi[5] …
Notes
[1] Je ne suis pas Brandon Walsh de Beverly Hills
[2] Diurne : un des mots compliqués que je connais et que j’essaie de replacer dans les conversations mondaines.
[3] Une enceinte thermodynamique, adiabatique, quasi-statique et d’enthalpie croissante ? (Je n’arrive pas à trouver d’autres mots compliqués dont je ne connais pas le sens)
[4] Il ne faut pas diaboliser les chinois, Ricola le fait déjà trop.
[5] Le premier qui me fait “Aïe, mon foie”, j’appelle Seb et il (Seb ?) lui inflige un châtiment corporel
