Archive for March, 2006

Résultats en ligne (de commande)

March 29th, 2006

Rappelons l’ordre des choses (remarquez le prompt de ouf) :

3615m4v13:~ L4ur3nt$ cat .bash_history http://www.tututu.net/blog/naiveté http://www.tututu.net/blog/féeverte

Roulement de tambours, à la question :

QUESTION="Selon vous, fut-ce une réussite ou un échec ?"

Il faut répondre (en toute geekitude) :

echo $QUESTION | cut -f8-8 -d' '

Je le sais, je suis un poète.

Le billet arabe sur la symétrie hermitienne

March 26th, 2006

Je vous laisse le soin, chers lecteurs, d’aller lire le billet arabe chez Chrystal-baballe. Bien sûr, votre serviteur y a contribué.

Une pensée pour elle et bis repetita

March 24th, 2006

Amour latent de mes veines,
Blotti contre mon sang,
Cru millésimé de mes sentiments,
Droit à la source de mes peines.

Erigée telle le monument,
Farouche mais enviable,
Garde toi de devenir insatiable,
Haute de ton rayonnement,

Irais-je aveuglé,
Jadis le Dante,
Klaxonant toutes ces pentes,
Luxuriantes de tes raffinements.

Mon corps de spleen envahi,
Nargue mon coeur d’amour rempli,
Oblitérant mes sentiments passés
Pareils à des vulgaires timbres philatélisés.

Questionne moi,
Réponds moi,
Sauras-tu
Trahir mes sentiments ?

Ubiquité de mes décisions,
Valorisant mon double pensant
What is your number ?
Xor me, voilà ce que je suis.

Yep, encre un
Zebra de ma vie.

ABCdaire de la journée efficace

March 22nd, 2006

Accroche toi à ton lit, ne te laisse pas séparer de lui,
Bois le sommeil, tu en es insatiable,
Cours vers la plaines infinies de tes rêves,
Dors, encore et encore.

Essoufflé de Morphée, alors que tu es,
Flâne dans ton studio de 20 m2.
Garde toi d’ouvrir les yeux,
Haletant dans cette obscurité,
Ignores-tu encore la place des volets ?

Journée sans lumière que tu commences,
Kellogs est là pour te prêter main forte,
Laisse toi envahir par le tigre,
Mais pas trop quand même,
Nourris toi, dormir, c’est exténuant.

Oublie alors que tu as cours,
Pars à l’aventure dans ton studio,
Questionne ton mobilier pour
Rejoindre ton lit effarouché, apprivoise le,
Signe le du Z du sommeil,
Tue le d’un coût de tête sur l’oreiller.

Unis toi aux songes
Virevoltant dans les airs, laisse les t’emporter,
Wagons vers l’imaginaire.
XXX, rêves érotiques, tous t’attendent de pied ferme.
Youpi !
ZzzZZz…

Voir et avoir peur : des barbapapas et des cauchemars

March 14th, 2006

Introduction (très très chiante)

Il parait que le 20ème siècle fut celui de l’information. Celle ci fut accessible au plus grand nombre, grâce notamment à la télévision et à l’Internet. La télévision est complètement passée dans les moeurs. Puisqu’elle est devenue un objet de consommation banal et démocratisé, mais puisqu’elle est devenue un outil tellement puissant, des organismes gouvernementaux ont décidé de la contrôler. Le contrôle s’exerce à différents niveaux, et il s’agit notamment de ne point heurter la sensibilité des gens. Plus généralement, ce contrôle protège le téléspectateur, et en particulier l’enfant. C’est pour cela que les têtes pensantes de notre nation ont élaboré un classement des programmes télévisés. Certains programmes sont classés d’un triangle vert, d’autres d’un carré rouge, et certains encore d’une croix violette. Ne me demandez pas ce qu’est la croix violette, je n’en ai jamais vue encore. Par contre, certains programmes ont été complètement interdits à la diffusion, un exemple en est Dragon Ball Z, qui fut supprimé du club Dorothée pour cause de violence excessive.

Problématique (vous pouvez commencer ici)

(Comme dirait Christophe,) je me gausse : on met des triangles devant les films de Rambo, on supprime Dragon Ball Z, mais on diffuse les Barbapapas ?!!!

Le barbapapa

Le barbapapa est une créature démoniaque, forgée par le Malin. Il a été envoyé sur Terre dans le seul but de terroriser les enfants. Le barbapapa est vil, le barbapapa est vicieux, tout son être et toute son essence sont conçus dans un seul but : évoquer l’effroi chez le téléspectateur humain. Malgré ses courbes polynomiales et malgré ses couleurs vives, le barbapapa est physiquement répugnant : il est informe, mou, mais pourtant, il tient debout sous l’induction d’une force maléfique. Le barbapapa aime faire peur : il se contorsionne, se déforme, et se désosse pour être plus horrible encore. Il est élastique à l’infini, s’étire entre les coins du téléviseur et tente d’envahir le salon. Même si on voulait le découper, le briser, et le tuer dans notre esprit, on ne pourrait pas. Il revient sans cesse à l’attaque. Son volume insécable se reforme à l’infini, comme s’il était intouchable.
Il ne répond à aucune injonction, inhibe la télécommande, et nous nargue depuis son bocal. Les grandes personnes ne voient pas son côté maléfique, seuls les enfants doués d’une aura magique peuvent le percevoir. Alors, ces grandes personnes obligent les petits enfants à regarder les Barbapapas. Et les petits enfants font des cauchemars.

Le cauchemar du barbapapa

Le barbapapa immortel qui se reforme à l’infini, couleur rose bonbon, qui fond sur vous, vous étouffe, et qui prend des formes et des couleurs ahurissantes fut une source de cauchemar de ma jeunesse. J’ai toujours eu envie d’en prendre un et de le tuer, mais il s’en sort toujours indemne : il n’a même pas une égratignure, il repousse, se reforme, et me regarde avec ses mêmes yeux vicieux.

Il faut interdire les barbapapas

Il n’y pas une chose plus horrible encore, et je suis sûr que d’autres que moi ont éprouvé le même sentiment. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me le faire savoir, on pourrait signer une pétition, faire grève, et bloquer l’entrée des universités. Comme ça, on manifesterait notre mécontentement, et on montrerait combien nous sommes choqués de l’irresponsabilité, de l’égoïsme et de la bêtise des créateurs de ce dessin animé.

Conclusion

Je crois que pour conjurer le sort, je vais être obligé de faire une animation flash ou l’on voit un bon barbapapa. Un bon barbapapa est un barbapapa mort, dissous dans un acide couleur vert fluo que j’inventerai virtuellement pour l’occasion. Je suis sûr que l’animation “défoulez vous sur un barbapapa” marcherait du tonnerre.

HOWTO : Télépathie, télékinésie et Gary Kurtz

March 11th, 2006

Les disciplines de la télépathie, de la télékinésie et de Gary Kurtz (oups, ce n’est pas une discipline) ne font pas l’objet d’un consensus au sein de la communauté scientifique. Vous avez dit bizarre ?!

Bien que j’aie une âme, jusqu’à preuve du contraire, je ne crois ni en la télépathie, ni en la télékinésie (même si le chevalier d’or Mü du Bélier en est capable), et encore moins en Gary Kurtz. La première fois que j’ai regardé une émission le présentant, j’étais pourtant dans l’illusion. L’émission précisait “ceci n’est pas de la magie”, et l’émission se présentait aussi comme non biaisée (alors qu’en fait, toutes les personnes qui se faisaient avoir étaient plus ou moins complices, ou complices malgré elles).

Je félicite Gary qui a su me faire croire, l’espace d’un instant, que ses pouvoirs étaient réels. Cependant, après une petite recherche sur internet, il s’est avéré qu’il était un imposteur. Ou pas. Il se dit mentaliste, il ne se dit ni télékinésiste, ni télépathe. En effet, il est mentaliste, et “ceci n’est pas de la magie” (à comprendre par : ceci est truqué).

Mais si j’écris ce billet, ce n’est pas pour vous parler de Gary Kurtz. En fait, je voulais vous parler de la télépathie : quand deux personnes communiquent par la pensée. J’ai en effet découvert que les interfaces cerveau-machine (Brain-Computer Interface : BCI en anglais) présentaient déjà (en 2006) des résultats assez énormes.

Lorsque le cerveau réfléchit, des courants électriques parcourent les neurones. Et tout bon collégien sait que cela crée un champ électromagnétique. Mais je ne suis pas un bon collégien, et je dirais que le courant lui même est intrinsèquement une onde électromagnétique, dans le guide d’onde que forme les molécules d’eau dans les dendrites (Toutefois, j’émets ceci avec précaution car je ne m’appelle pas Maxwell-Avogadro-Ampère-Volta-Desnoel). Ces ondes peuvent alors être exploitées pour savoir ce que la personne pense. On peut grâce à un casque truffé d’électrodes (qui joue le rôle de machine à électroencéphalogramme) faire bouger une souris, ou taper sur un clavier. Le problème, c’est que les signaux sont très faibles, et qu’ils sont très à même d’être bruités. (Ce serait équivalent d’écouter ce que dit une personne dans les gradins d’un stade lors d’un match PSG-OM depuis le parking du stade)

L’autre approche, un peu plus invasive, qui consiste à implanter des électrodes directement dans le cerveau, a été expérimentée sur des singes qui peuvent désormais bouger un bras robotisé tout comme ils se serviraient d’un joystick. C’est beaucoup plus précis, mais c’est aussi beaucoup plus contraignant puisque pour l’instant, nous ne sommes pas équipé d’une prise à la base de notre cortex, comme ils ont dans Matrix (d’un autre côté, on aurait l’air con avec les mêmes pyjamas qu’eux). Des expériences un peu moins spectaculaires ont aussi été conduites avec succès sur des sujets humains.

En quoi tout ceci peut nous aider pour la télékinésie ? C’est simple : à l’aide d’un capteur de pensée relié à notre cerveau, et relié au wifi, on pourrait consigner immédiatement notre pensée sur le réseau. Alors, il suffirait à la personne que l’on veut contacter d’avoir une électrode reliée au réseau qui permet non seulement de lire, mais aussi de percevoir. Une électrode qui permet de percevoir ?! Mais t’es ouf ?! Et non, ceci existe déjà plus ou moins, puisqu’on est capable aujourd’hui de redonner l’ouïe à des gens sourds (mais pas de naissance), en reliant ce qui va bien (sûrement un capteur de pression) aux neurones assurant la fonction dans le cerveau (à moins que ce soit aux nerfs reliés à ces neurones). Fortiche hein ?

Bon, maintenant je n’ai plus qu’à me fabriquer ça pour le semi-partiel de chinois de lundi.

Notes :

  • On peut remarquer que la communication cerveau-machine n’est finalement pas très naturelle puisque pour l’instant, le cerveau doit apprendre à communiquer avec l’électrode.
  • Pour ceux qui veulent s’essayer à la télékinésie, il y a ce site.
  • Pour ceux qui veulent s’essayer à Gary Kurtz, vous pouvez vous créer un masque : prenez une photo de lui, percez deux trous pour les yeux, accrochez y un élastique, et téléphonez à Laurent Boyer.

Ai-je une âme ?

March 9th, 2006

Puisque je n’ai plus matière à écrire sur ma vie privée en ce moment[1], je varie les plaisirs, et je vous propose une super réflexion, le genre de réflexion que l’on se fait quand on n’a rien d’autre à faire. Mais rassurez-vous, avant, j’ai travaillé : j’ai codé, j’ai rempli des dossiers, et j’ai écrit des lettres de motivations …

À l’ordre du jour (qui n’est plus très diurne[2], et plutôt nocturne) : ai-je une âme ? Ne rigolez pas, Christophe et Maxime l’ont déjà fait pour vous : ils trouvent absurde que je croie avoir une âme dans un cadre non scientifique seulement.

Gnein (à prononcer avec un accent de yak) ? K’ment (à prononcer avec l’accent de Michel D.) ? Kestu racontes (à prononcer de la manière la plus débile que vous pouvez) ? Oui, dans un cadre scientifique, que suis-je ?

  1. une onde électromagnétique
  2. un assemblage de quarks
  3. une construction d’atomes[3]
  4. un peu de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et d’azote, avec par ci par là quelques sels minéraux
  5. un amas d’acides aminés synthétisé à partir d’une double hélice d’ADN, fruit de la sélection darwinienne
  6. un regroupement de cellules communicantes
  7. de la chaire, des os, des organes et accessoirement un système nerveux
  8. mon imagination

Bref, je ne suis rien, je ne suis qu’une coquille vide, une machine montée sur pattes, un corps, qui, lorsque je mourrai, deviendra cendres, cendres qui nourriront la terre et qui se transformeront en humus. Ce même humus nourrira une graine et fera pousser une plante, qui à son tour produira d’autres graines, lesquelles seront mangées par un poulet, un chat, ou un chien (puisqu’il parait que les chats et les chiens sont des espèces de poulet, je comprends d’ailleurs mieux pourquoi les chinois[4], et d’autres peuples, les mangent).

Cependant, tout bon scientifique et tout bon cartésien que je suis : je n’y crois pas. C’est du pipeau scientifique. Simplement, je dirais que mes confrères scientifiques ne sont pas encore capable de comprendre la véritable essence de notre espèce (Stargate et Daniel Jackson ont pourtant démontré que l’on pouvait élever son âme à un niveau de conscience supérieure) : nous sommes des êtres privilégiés car doués d’une âme.

Je suis bouddhiste croyant. Tous les matins, je fais ma prière aux différentes divinités, et naturellement, je me souhaite plein de choses biens (non, je ne suis pas du tout égoïste). Et par là même, je crois en la réincarnation. Lorsque je mourrai, je serai jugé, et mon âme sera réincarnée selon les actions de ma vie antérieure en humain, en chien, en porc (possibilité de devenir une saucisse Knacki), en poulet (possibilité de devenir un cordon bleu père dodu), en blatte (possibilité d’être disséqué), ou en mouche à merde.

Ce serait bête de finir en mouche à merde, ou même de finir en autre chose qu’en humain, ou en moi-même. Alors, par réaction quasi pavlovienne, humain que je suis, je me conduis bien. Mais là n’est pas la finalité. La finalité, c’est d’élever son âme, pour aller plus loin encore, et se délivrer du cycle des réincarnations.

C’est pour ça que je suis pur esprit, qui diverge à l’infini, à la recherche de la vérité, dans les méandres de la théorie choucrouto-cordale, pour enfin pouvoir accéder à l’éveil. Je suis au dessus de toute considération matérielle (à part le bien-être, le confort et l’argent bien sûr), je suis détaché de la nature (surtout lorsque je saute à pieds joints), et je pratique l’humour.

La question que je me pose alors est : “Pourquoi est ce que mon âme rigolerait-elle à des blagues, qui souvent, il faut le dire, sont d’un niveau assez terre à terre ?”. Y-aurait il une faille dans mon exposé ? Ma foi[5]

Notes

[1] Je ne suis pas Brandon Walsh de Beverly Hills

[2] Diurne : un des mots compliqués que je connais et que j’essaie de replacer dans les conversations mondaines.

[3] Une enceinte thermodynamique, adiabatique, quasi-statique et d’enthalpie croissante ? (Je n’arrive pas à trouver d’autres mots compliqués dont je ne connais pas le sens)

[4] Il ne faut pas diaboliser les chinois, Ricola le fait déjà trop.

[5] Le premier qui me fait “Aïe, mon foie”, j’appelle Seb et il (Seb ?) lui inflige un châtiment corporel

Opportunité

March 7th, 2006

Affrontant les houles du vent le long des quais,
De monter m’empressais-je, me mettre à l’abri,
M’isoler de ces milles et une intempéries,
Au gré de la direction que tu m’indiquais.

Tu m’avais envoûté, cela ne faisait nul doute,
Ce désir, pareil à la braise que tu attises,
Reflétait une flamme, couleur rouge cerise,
Brûlant le miroir, soleil le long de la route.

Jamais je n’avais rêvé, de telles circonstances,
Vents, opportunités, tous soufflaient en mon sens.
L’heure du dénouement s’approchait du domicile,

D’une et de deux, j’ai saisi le destin en mains !
La réalité : j’ai remis cela à demain.
Suis-je un peu débile ? La vie, c’est pas si facile !