20 Feb, 2006
Sommes nous à la recherche d’Adrénaline ?
Posted by: Laurent Tu In: Une grosse connerie
0. Abstract
1. Introduction
2. Les mauvais effets de l’adrénaline
3. L’adrénaline hype
4. L’adrénaline, la vie
5. Conclusion
0. Abstract [1]
Apprenez en plus sur la vie de l’auteur du blog, et découvrez la réponse à la question du titre.
1. Introduction
L’adrénaline est un neurotransmetteur puissant, c’est une hormone sécrétée dans le sang par les cellules chromaffines de la médullo-surrénale en réponse à une stimulation directe par les neurones du système nerveux orthosympathique en période de stress (rassurez vous, ce n’est pas de moi, c’est de Wikipedia). L’adrénaline, en tant que neurotransmetteur, accélère les transferts intersynaptiques chimiques, alors que les signaux dans les neurones sont électriques (si mes souvenirs de Terminale sont bons). J’en conclus donc que c’est l’adrénaline qui vous fait réfléchir plus vite en période de stress, et que c’est l’adrénaline qui vous fait courir plus vite lorsque vous êtes en danger … (si je me trompe, dites le moi) Seulement, l’adrénaline ne fait effet que quelques minutes avant d’être dégradée par quelque enzyme.
2. Les mauvais effets de l’adrénaline
Quand j’étais petit, juste avant la fête de l’école, j’avais toujours du mal à m’endormir, j’étais toujours trop stressé de monter sur scène le lendemain. Juste avant d’apparaître, j’avais envie de faire pipi, et lorsque le public me découvrait, c’était comme si mon âme s’échappait de mon corps [2]. Après, je me déplaçais comme un robot, j’avais le regard vide et les joues rouges. À la fin du spectacle seulement, la pression retombait, je voyais mes parents, et j’avais conscience de la scène. Bref, j’étais comme hypnotisé, et je détestais ça. Je détestais cette montée d’adrénaline.
Aujourd’hui, les choses ont vraiment changé. L’année dernière par exemple, juste avant mes apparitions sur scène (au théâtre), j’étais calme, détendu, et j’étais même un peu déçu de ne ressentir que très peu de pression et d’excitation.
C’est à peu près pareil pour toutes mes prestations orales. Alors qu’avant j’étais vraiment stressé à l’idée de m’exprimer en public, aujourd’hui, je ne ressens plus aucun stress, plus aucune appréhension. J’aborde mon discours calmement, je vais au devant, je suis maître de mon discours : j’ai envie de faire réagir le public, j’ai envie de le faire rire, je suis content quand j’ai réussi mon coup, mais très rarement seulement, je ressens du stress …
Ces mauvais effets de l’adrénaline, on est content de moins les ressentir, cependant, on les regrette un petit peu quand même.
3. L’adrénaline hype
Autrefois, j’étais un rider urbain, comprenez par là que je faisais du roller, et plus particulièrement du street : je sautais des escaliers, je slidais le mobilier urbain waxé (oui, c’est mal), les murets, les mains courantes : un shifty par ci, un unity par là, backside reverse royal soul to bio 540 switch … Bref, j’avais 12 ans, et un escalier de 5 marches en 360°, c’était chaud, ça faisait peur, mais c’était tellement bon …
Hélas, ma carrière professionnelle de rider s’est arrêtée quand je me suis mis à la vert (pour verticale, mais je pense que half-pipe est plus parlant). Je m’en rappelle encore : un jour alors que je commençais à sortir assez haut du coping, je tentais un 360°, malheureusement, cela s’est soldé par un accrochage du roller sur le coping, la chute ne s’est pas faite attendre : tête la première plongeante to perforage de la lèvre, j’ai répandu mon sang sur la rampe.
Toutefois, je l’avoue, je n’étais pas très bon, et ce genre de sport à haut risque où l’on risque de mourir à chaque minute : j’ai abandonné. C’est comme le park en snowboard [3]. Aujourd’hui, j’évite les sports où on risque de se faire mal en tombant, je me suis recentré sur l’escalade, et il faut le dire : c’est tripant, et beaucoup moins dangereux. On a beau savoir qu’on est accroché à une corde, mais lorsque l’on est au dessus de la dégaine, le stress est là, et dans ces moments là, on se sent vraiment vivant !
4. L’adrénaline, la vie
Je vais vous raconter la première fois que j’ai offert des fleurs à une fille (et c’était à la St Valentin). J’étais, je crois, en seconde. Je croyais être amoureux d’une fille (ou peut être l’étais-je vraiment), en tous cas, j’étais jeune, elle était (verbe au passé [4]) très mignonne, petite blonde aux yeux noisettes, et moi j’étais très impressionné.
Je n’arrivais pas à l’approcher, je croyais être fou amoureux d’elle, et l’idée, c’était de lui offrir des roses le 14 février. Déjà, rien que l’idée me stressait. Le matin du jour J, avant d’aller en cours, (on avait DS de maths ce jour là) je suis allé au fleuriste, et déjà j’étais assez mal, lorsque j’ai rejoint le lycée et que les yeux des autres élèves se braquaient sur moi, j’étais encore plus mal, lorsque j’ai poussé la porte de l’établissement et que j’ai tracé jusqu’à la salle de DS, je ne comprenais définitivement plus rien, je crois même qu’une fille de ma classe m’a interpellé avec un “c’est pour moi ?”, mais je ne saurais plus vous dire qui c’était.
Enfin je montais les escaliers, et je la trouvais blablatant avec ses copines, le monde entier me regardait, j’avais le souffle coupé, je me suis avancé le bouquet à la main, et le sol s’est dérobé sous mes pieds, mon cerveau s’était fait siphonner dans ma colonne vertébrale, mon âme s’était échappée telle la fumée d’une cocotte minute. Et puis je crois qu’après, ou avant, je ne sais plus, je lui ai tendu le bouquet avec un hypothétique (je ne me rappelle plus vraiment) “tiens, c’est pour toi”.
L’histoire dit qu’elle a planté son DS. L’histoire dit aussi que je ne me suis pas planté au DS, mais que malgré ma bravoure et ma sincérité, le soir même, elle sortait avec un autre gars. Bref, la loose totale ! (sauf pour les maths)
Mais quand j’y repense, ce moment là, entre l’achat des fleurs et l’instant où je lui ai tendu le bouquet, ce moment là où mon sang ébouillanté était saturé d’adrénaline, c’est un élément atomique [5] de ma vie, c’est le pourquoi du comment que la vie vaut le coup d’être vécue. Des moments comme ça, j’en ai revécu des semblables, et j’espère que j’en revivrai d’autres encore.
5. Conclusion
Oui vivons à 100%, vivons une vie remplie d’émotions et de stress, vivons une vie à base d’adrénaline.
