J’ai vu hier soir The Ringer avec Johnny Knoxville, le chef de la bande des Jackass. Je ne sais pas s’il a décidé de se ranger en 2002 pour devenir un comédien “normal”, mais en tous cas, il a tourné un film “normal”. En fait, il incarne un personnage, qui pour payer les frais d’hospitalisation (et plus précisément le recollement des doigts) de son jardinier, se voit obligé de participer aux “Jeux Olympiques Spéciaux” (Special Olympics : événement sportif réservé aux personnes mentalement déficientes) en se faisant passer pour une personne mentalement déficiente : il compte parier contre le tenant du titre pour se faire du blé. Mais en cours de route, il tombe amoureux d’une des bénévoles (l’extraterrestre de Roswell). À la fin, même s’il ne gagne pas, il avoue quand même son imposture. Bref, que de rebondissements, quelle trame, que de scénario !
On peut féliciter le film pour le message qu’il a essayé de faire passer : les personnes mentalement déficientes sont normales, sont sympatiques, sont aptes à vivre en société, et méritent toute notre attention et toute notre considération (nous ne devons pas avoir de préjugés, de blocages et de mépris sur leurs facultés mentales) : en effet, il faut avouer qu’il n’est pas évident de savoir se comporter et de savoir réagir face à ces personnes.
Tout ça pour dire que je ne suis pas un connard, mais que j’ai quand même envie de faire une blague : Johnny Knoxville a quitté sa bande de débiles mentaux de Jackass pour trouver d’autres compagnons de jeu, les choses ne changent pas : dis moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es.