Tic, tic, tic, tique et shrum

July 8th, 2010 by Laurent Tu 13 comments »

Après un an et demi sain et sauf à Sydney, aucune morsure d’animal extrême, je me suis fait attaquer par une tique extrême de New York. J’étais tranquillement en train de pianoter sur mon ordinateur quand l’idée me prit de toucher mes cheveux soyeux (j’utilise un shampoing mixé avec de l’après shampoing, même si l’après shampoing est censé être utilisé après le shampoing, mais vu que c’est un shampoing pour homme, je pense qu’ils ont décidé de simplifier) :

  • Tiens, si je me touchais les cheveux.
  • Ah ben c’est bizarre, j’ai une bosse sur le côté droit, en haut.
  • Peut être que c’est symétrique, vas y, je vais toucher l’autre côté.
  • Ah non, c’est pas symétrique, c’est bizarre.
  • J’ai envie de caresser ma bosse, c’est nouveau, et ça fait pas mal.
  • On dirait que c’est une croûte.
  • Si j’essayais de la gratter.
  • Ah non, ça va saigner.
  • Mais bon, c’est peut être de la crasse, je vais gratter.
  • Ca part, et c’est dur, c’est sûrement une croûte.
  • Tiens, ça bouge sur mon doigt.
  • Panique. (point, et pas point d’exclamation)
  • Hum, j’ai un animal sur mon doigt.
  • On dirait qu’il aime mon doigt, peut-être qu’il est en train de le sucer.
  • Projection à terre de l’animal.
  • Je garde mon sang froid : téléphone portable, délockage, application photo, zoom 2x, dans la boîte (cf photo)

  • J’essaie de tuer l’animal avec ma tongue. Je pense qu’il est assommé.
  • Je regarde Wikipédia, l’animal est une tique.
  • L’animal a crawlé sous la tongue, je lève la tongue, le ventilateur l’envoie dans mon short.
  • Panique ! (point d’exclamation)
  • Ah non, il est ailleurs.
  • Je l’ai retrouvé, j’essaie de l’aplatir.
  • Le bougre est résistant.
  • Je choisis de le tuer par le feu.
  • Je choisis une allumette dans la collection d’allumettes du salon, échec.
  • Je choisis une autre boîte, succès…
  • Feu (shrum).
  • L’animal périt, et ça sent bizarre dans la maison.
  • Je consulte wikipédia, c’est sûrement une tique dure qui est baladée par des rats, et j’ai peut être la maladie de Lyme.
  • Il fallait utiliser une pince à tique que je n’ai pas.
  • Il faut désinfecter avec du désinfectant que je n’ai pas.
  • J’utilise le désinfectant à mains.

Epilogue : je ne suis toujours pas mort, et mes cheveux ont pour l’instant la même couleur.

Bullettisation after a year and a half in Sydney

June 2nd, 2010 by Laurent Tu No comments »

Version française ici

That’s it, I left Sydney. After a year and a half, I’m going to live new adventures in New York. Sydney, I’ll miss you, I could have written you a song, but I decided to go with bulletisation.

Best memories:

  • Meeting Lily
  • Hugo, Vantha, Martin and the house on Mount St
  • The blue sky, the sun, and the sea
  • Cruising to work with my longboard amidst the pretty girls on the Pyrmont bridge
  • The climbing sessions with Nicolas, specifically the after sessions: beer, moussaka and Spanish guitar
  • Learning how to surf with Andrew: drinking a lot of water, the board banging my head and my tits hurting
  • My new friends from Sydney
  • Bbq at the house with my new friends
  • The daily Halo session with Eric, Andy and Andrew
  • Climbing in Arapiles with Seb
  • My first night (and night out) with my flatmates
  • City 2 Surf with Andrew
  • Serge coming at my desk and telling me his life
  • Cycling in Adelaide
  • The start of my professional career
  • The many restaurants with Lily from Gumshara to Pier

In short, I didn’t die because of a crazy animal and I was happy. Sydney, I’ll come back.

Bullettisation après un an et demi à Sydney

June 2nd, 2010 by Laurent Tu 14 comments »

English version here.

Voilà, j’ai quitté Sydney. Après un an et demi, je m’en vais pour de nouvelles aventures à New York. Sydney, tu vas me manquer, j’aurais pu t’écrire une chanson, mais j’ai décidé de faire dans la bulletisation.

Meilleurs souvenirs :

  • Ma rencontre avec Lily
  • Hugo, Vantha, Martin, et la maison de Mount St
  • Le ciel bleu, le soleil et la mer
  • Aller au travail le matin en longboard : le ciel bleu, cruiser le Pyrmont Bridge au milieu des jolies filles
  • Les sessions d’escalade avec Nico, et surtout les afters : bières, mousaka, et “guitare espagnole”
  • Apprendre à surfer avec Andrew : boire de l’eau, me prendre des coups de planche, et avoir mal aux têtons
  • Mes nouveaux amis de Sydney
  • Les bbqs à la maison avec mes nouveaux amis de Sydney
  • Les sessions journalières de Halo avec Eric, Andy et Andrew
  • L’escalade à Arapiles avec Seb
  • La première soirée avec mes collocs
  • City 2 Surf avec Andrew
  • Serge qui se pointe à mon bureau et qui me raconte sa vie
  • La rando de vélo à Adélaide
  • Le début de ma vie professionelle
  • Les innombrables restos avec Lily de Gumshara à Pier

Bref, je ne suis pas mort à cause d’un animal extrême, et j’étais heureux. Sydney, ce n’est qu’un au revoir.

Bonjour NY

May 2nd, 2010 by Laurent Tu 6 comments »
From Arrival at NY

Lily et moi sommes arrivés à New York hier. Pour ceux qui ne le savaient pas encore, nous nous y installons pour un petit bout de temps. Bye bye Sydney, bonjour NY ! Voici quelques photos de nos premiers jours.

Pâte à sel

April 25th, 2010 by Laurent Tu No comments »

Plus de sel dans votre omelette?

Posted via email from Laurent’s posterous

Portraits d’inconnus

April 4th, 2010 by Laurent Tu 11 comments »

Il y a trois semaines, je suis parti de Sydney, je suis arrivé à Los Angeles, j’y suis resté un jour, puis je suis allé à Mountain View. J’y suis resté une semaine. Il y a deux semaines, je suis arrivé à New York, je repars lundi à Sydney. Pendant cette période, j’ai rencontré beaucoup d’inconnus. Certains deviendront des amis, d’autres seront oubliés.

Le chauffeur de Taxi à Sydney : au café, je quitte Lily, elle s’éloigne. Je monte dans le taxi, au bout de 5 minutes, j’ai un doute quant au tarif, je tape la causette au chauffeur. Puis je lui demande la langue parlée à la radio. Farsi, me dit-il. Il me racontera sa vie en accéléré, et les coutûmes du nouvel an en Iran.

L’hôtesse à l’enregistrement : elle me demande “Hello, how are you?”, très enthousiaste, je lui réponds “Very good, thank you, and you?”, ce à quoi elle répond “very good, thank you, where are you going ?”

Le passager à ma gauche de Sydney à Los Angeles : les obèses de derrière lui demandent s’il a payé son siège exit row, il répond oui, un peu gêné. Puis il me demande si j’ai payé mon siège exit row, je lui réponds oui aussi. British, marié depuis 8 ans, il a suivi sa femme à Sydney. Il est Sales Engineer pour des logiciels de finance. Il allait à Chicago.

L’hôtesse du SYD LAX : elle s’assoit face à moi, puisque j’ai mon siège exit row de luxe, et elle me sourit. “Your books might shift when taking off”. “Thanks”. Le vol suit son cours. A la fin du voyage, elle me dit que je vais m’éclater à NY (un de mes livres était un Lonely Planet NY), elle me demande si j’ai kiffé mon livre sur le Dalai Lama, son mari est intéressé par ce genre de lecture. En sortant, je lui donne mon livre, elle refuse, j’insiste, elle me remercie.

Le chauffeur de Super Shuttle vers LAX : “Excuse me, we’ve been waiting for a while, aren’t we going to be late ?”, je lui demande alors qu’on attendait un autre passager à 5h du matin. “Don’t worry man, we are going to make it in time”.

Le passager à ma droite de LAX à SFO : il est massif, et il a des dreadlocks. Il me demande si je veux la moitié de son orange. Je lui réponds non. Nous engageons la discussion. Il vient de passer 3 jours à Londres, et il habite Auckland, CA. Il vient de passer une nuit à LAX parce qu’il a loupé sa correspondance depuis Londres. Sa femme est enceinte, elle l’attend. Il est musicien. Il a été professeur. Nous parlons d’éducation.

Mon colloc no1 à Mountain View : il est ingénieur pour code.google.com (outils pour open source à Google) spécialisé dans Mercury. Il vient de Chicago, et participe à une conférence Open Source dans le coin.

Les potes à Endive : ils sont doctorants à Stanford, on mange dans une crêperie bretonne à SF que je croyais être un restau mexicain. On va boire une bière chez l’un d’eux à SF. L’un deux a un animal totem marron que je ne connais pas.

Mon colloc no2 à Mountain View : il est ingénieur pour Google Search. Il vient du bureau de Pékin. Il vient de passer deux semaines à NY qu’il déteste. Il kiffe Moutain View, il veut venir s’y installer.

La passagère à ma gauche de San Francisco à New York : elle me demande si le wifi est gratuit. Je lui réponds que non. Elle va à Londres. Je lui dis qu’elle va kiffer. Elle est cinéaste, et me dit que c’est dommage que Google Vidéo n’ait pas marché. Je lui réponds que Google a acheté Youtube.

Un inconnu dans le subway à NY : je suis paumé, je ne comprends rien à comment aller à mon hôtel avec le métro. J’arrête un inconnu qui n’a pas l’air méchant. Je lui demande des directions. Il est super helpful, et me dit comment faire.

Le barman de Las Chicas Locas : j’arrive à l’hôtel, il est tard, et il pleut des cordes. Je descends au bar en bas de l’hôtel, demande au barman si je peux manger. Il me réponds que oui. Il me demande si je veux boire. Je lui réponds que oui.

Mes nouveaux collègues à NY : j’ai été présenté à 50 personnes en une journée. J’ai oublié la plupart de leurs noms. Je suis pote avec ceux qui m’invitent à leur table pour que je ne mange pas tout seul.

Un collègue à Brooklyn : il me propose de me présenter Brooklyn dimanche, j’accepte. Il me fait visiter son appart et les quartiers alentours. Nous allons dîner Chez Oscar. Il est d’origine biélorusse, sa famille est juive, et il m’explique la signification du film “A serious man”.

Le mec gay au burger : il est asiatique, décoloré blond, et plutôt très gay. Je m’assois à la table en face de la sienne. Il me fixe. Je lui lance “Hi, how are you?”. “Very good, thanks”. Il continue à me fixer. Je lui dis “It’s awkward, right ?”. Il me répond “Kind of”. Je crois qu’il me dévore des yeux, je joue avec mon téléphone, histoire d’éviter le contact. Il finit de manger, s’arrête à ma table, et me dit quelque chose. Je ne comprends pas, et je lui réponds “Take care”.

Le concierge de l’appart de fonction : “Hello, my name’s Laurent Tu”, et je lui montre mon passeport. “I’d like to check in”. Et il me parle pendant 5 minutes avec une intonation de commentateur de match de boxe. Je zappe la conversation, et prends la clef.

Ma colloc à NY : “Hello flatmate!”. “Good morning” me répond une voix féminine avec du dentifrice plein la bouche. Elle me demande si je pars au travail. Je lui réponds que oui. Je l’attends. Elle travaille à Zurich, mais elle est allemande. On tape la causette jusqu’au supermarché en bas du taff parce que je dois acheter du déodorant.

Une voisine de pallier : j’entre dans la laverie de l’immeuble. Il faut payer 10 dollars pour avoir une carte pour laver son linge. Je demande gentiment à la voisine qui lave son linge si je peux utiliser sa carte contre 2 modestes dollars. Elle me dépanne. Je la remercie. Dans l’ascenseur, elle me dit qu’elle est à NY temporairement depuis 3 mois pour son taff.

Une collègue à NY : il fait beau, c’est le TGIAF, je suis assis sur une table de pique nique à la terasse de mon bureau à Chelsea, et je fais connaissance avec une collègue qui vient d’arriver à NY aussi. J’ai une bière à la main, et lui pose plein de questions. Plusieurs fois, elle me parle de son mari, peut être avait-elle peur que je la draguais.

Les français du bureau de NY : je mange avec la French connexion, on parle des aventures du couple Sarkozy, de films, et d’une vidéo où un mec tire une flèche dans l’oeil de son pote.

Le petit ami de ma colloc à NY : il est venu depuis Zurich pour les 4 jours du week end de Pâques. Il travaille aussi à Google, il est d’origine écossaise, il me parle de porridge et de Haggis (un truc cuit dans un estomac de mouton), et il ne joue pas de la cornemuse.

La vendeuse à l’Apple Store : lorsque je lui dis que je veux acheter un iPad, elle est super sympa et essaie de me vendre plein d’autres trucs avec. Quand ma Visa est refusée trois fois d’affilée, elle me dit “sorry” et m’oublie.

Le mec dans le miroir : il s’appelle Laurent, je crois le connaître, mais peut-être qu’il a changé. Une chose est sûre, il a pris du bidon.

About me?

March 2nd, 2010 by Laurent Tu 4 comments »

Hier, j’étais un “bobo dans l’internet roulant à vélo”.
Aujourd’hui, je suis probablement un “enghipster skateboarding Sydney”.

Et demain ?

Je suis vieux

March 1st, 2010 by Laurent Tu 4 comments »

Je pense que je suis devenu vieux. Lily m’a dit tout à l’heure qu’elle aimait bien mon T shirt Element de rebelle parce que “j’avais l’air plus jeune avec, les cheveux blancs me font trop vieux” (à quelque chose près, moyennant traduction). Tout à l’heure, j’hésitais entre regarder Caprica et dormir, ou migrer mon serveur dédié vers Amazon EC2 (juste pour jouer), il fut un temps où j’aurais regardé Caprica, puis migré mon serveur dédié. A midi, j’ai eu une longue conversation à propos d’investissement avec mes collègues, qui m’expliquaient comment investir mon argent, et combien placer dans mon futur 401k américain pour ma retraite. Et aujourd’hui, lorsque je me suis demandé si j’allais vendre mon lit pour faire du camping dans ma chambre, on m’a dit “tu vas avoir mal au dos”.