Les gens avec qui je suis proche me reprochent parfois d’être prétentieux. Souvent, lorsque cela ne correspond pas à l’image que j’essaie de transmettre dans la conversation, je réagis négativement, sûrement parce que la prétention a une connotation négative.
J’ai essayé de creuser un peu, et j’en suis venu à la conclusion suivante. Sauf cas d’orgueil et de prétention extrêmes, où tout le monde s’accorde à dire que la personne est prétentieuse, sauf la personne prétentieuse elle même, la prétention est toujours une perception d’une personne (interlocteur, observateur…) qui se sent dévalorisé par le propos tenu par le soi-disant prétentieux.
Le dévalorisé est blessé dans son amour propre. Cela peut être conscient, comme cela peut être inconscient. Souvent, le prétentieux tient un propos qui serait jugé neutre par ses pairs, mais qui est jugé offensif et prétentieux par le délavorisé. Souvent même, le prétentieux est conscient de l’infériorité du dévalorisé dans le domaine en question, et essaie de jouer dans la modestie et l’humilité. Dans ces cas, le dévalorisé souvent ne se rend même pas compte que le prétentieux le ménage. Lorsque le dévalorisé est conscient de l’effort du prétentieux, il réagit négativement. Au lieu de reconnaître sa faiblesse, il hait le noble effort du prétentieux.
Bien sûr, il est des cas où le prétentieux n’est pas conscient de l’atrocité qu’il est en train de commettre. De même, le dévalorisé, souvent, n’est pas conscient des raisons de son jugement envers le prétentieux.
Cela s’applique à moi, cela s’applique à mes amis, cela s’applique à ma famille, et cela s’applique à vous : parfois prétentieux, parfois dévalorisés.
Bien entendu, j’ai décidé de ne pas donner d’illustrations : il y a bien trop dernièrement sur mon blog.